Cadillac Racing en WEC
Cadillac Hertz Team JOTA : Objectifs et défis pour la saison 2026 du WEC

À l’aube de la saison 2026 du Championnat du monde d’endurance FIA (WEC), l’écurie Cadillac Hertz Team JOTA affiche des ambitions claires : remporter les 24 Heures du Mans et le titre mondial Hypercar. Après une première saison prometteuse en 2025 — marquée par une victoire à São Paulo, trois pole positions (dont une historique à Le Mans) et une quatrième place au championnat constructeurs — l’équipe Cadillac entend passer à la vitesse supérieure.
Une Hypercar remaniée pour la performance
La Cadillac V-Series.R 2026 a subi une refonte majeure : suppression des ailettes avant, redessin de l’aileron arrière, et optimisation des flux aérodynamiques pour une meilleure efficacité et stabilité. Selon Sam Hignett, cofondateur de JOTA, « il ne reste littéralement que la monocoque » de la version précédente. L’équipe mise aussi sur l’expérience acquise avec les nouveaux pneus Michelin, testés en IMSA par Wayne Taylor Racing et Action Express Racing, pour aborder la saison avec un avantage stratégique.
Stabilité des équipages et expérience
Cadillac conserve ses pilotes phares :
- N° 12 : Alex Lynn, Norman Nato, Will Stevens ;
- N° 38 : Earl Bamber, Sébastien Bourdais, Jack Aitken (nouveau venu, remplaçant de Jenson Button).
NB : Malgré son absence en début de saison pour raison médicale, Alex Lynn vise un retour en force au Mans, où l’objectif est clair : la victoire.
L’or comme symbole d’ambition
La livrée 2026, dominée par l’or Hertz, incarne cette volonté de briller. « Nous ne sommes plus là pour apprendre, mais pour gagner », résume Sam Hignett. L’équipe capitalise sur une saison 2025 riche en enseignements et une voiture désormais plus aboutie.
Calendrier 2026 du WEC : Un parcours exigeant
La saison 2026 s’annonce intense avec 8 manches, dont un prologue à Imola et une finale à Bahreïn. Voici les étapes clés :
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Épreuve |
Circuit |
Date |
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Prologue |
Imola (Italie) |
14 avril 2026 |
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1. 6 Heures d’Imola |
Imola (Italie) |
19 avril 2026 |
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2. 6 Heures de Spa-Francorchamps |
Spa (Belgique) |
9 mai 2026 |
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3. 24 Heures du Mans |
Le Mans (France) |
13-14 juin 2026 |
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4. 6 Heures de São Paulo |
São Paulo (Brésil) |
12 juillet 2026 |
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5. Lone Star Le Mans |
Austin (États-Unis) |
6 septembre 2026 |
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6. 6 Heures de Fuji |
Fuji (Japon) |
27 septembre 2026 |
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7. 1812 km du Qatar |
Losail (Qatar) |
24 octobre 2026 |
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8. 8 Heures de Bahreïn |
Sakhir (Bahreïn) |
7 novembre 2026 |
Note : Le calendrier a été ajusté en raison de la situation géopolitique au Moyen-Orient, avec le report de la manche qatarie en fin de saison.
Les concurrents de Cadillac
La catégorie Hypercar 2026 s’annonce ultra-compétitive, avec des constructeurs expérimentés et des écuries déterminées :
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Écurie |
Voiture |
Pilotes |
Points forts |
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Toyota Gazoo Racing |
Toyota GR010 Hybrid |
Mike Conway Kamui Kobayashi Nyck de Vries |
Triple vainqueur au Mans, régularité et expérience inégalées. |
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Ferrari AF Corse |
Ferrari 499P |
Antonio Giovinazzi Alessandro Pier Guidi |
Victoire en 2023 au Mans, vitesse pure et stratégie affûtée. |
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Peugeot TotalEnergies |
Peugeot 9X8 |
Loïc Duval Stoffel Vandoorne |
Innovation technique, retour en force après des saisons d’apprentissage. |
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BMW M Team WRT |
BMW M Hybrid V8 |
Kevin Magnussen René Rast |
Nouvelle venue en Hypercar, potentiel à découvrir. |
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Aston Martin THOR Team |
Aston Martin Valkyrie |
Marco Sørensen Nicki Thiim |
Design audacieux, en progression constante. |
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Alpine Endurance Team |
Alpine A424 |
Charles Milesi Ferdinand Habsburg |
Jeunesse et détermination, en quête de podiums. |
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Genesis Magma Racing |
Genesis GMR-001 |
André Lotterer Pipo Derani |
Nouveau venu mais pilotes expérimentés ; à surveiller pour ses performances. |
NB : Absent cette saison, Porsche reste une référence historique.
Enjeux :
- Toyota et Ferrari restent les favoris, avec une expérience et une régularité à toute épreuve.
- BMW et Genesis pourraient jouer les trouble-fêtes, tandis qu’Alpine et Aston Martin visent le top 5 aux 24 Heures du Mans.
- Cadillac mise sur sa progression technique et son équipage stable pour bousculer la hiérarchie.
Conclusion : Une saison à haut risque et haute récompense
Pour Cadillac Hertz Team JOTA, 2026 est l’année de la confirmation. Avec une voiture optimisée, des pilotes aguerris et une ambition sans limite, l’écurie a toutes les cartes en main pour écrire une nouvelle page de son histoire, au Mans comme au championnat. La compétition s’annonce féroce, mais comme le souligne Alex Lynn : « Nous abordons chaque course en pensant que nous pouvons gagner. »

14 avril 2026 : Cadillac au Prologue d’Imola : Entre promesses et défis
Le Prologue du Championnat du monde d’endurance FIA (WEC) a offert un premier aperçu des forces en présence pour la saison 2026. Les Cadillac V-Series.R de Cadillac Hertz Team JOTA ont montré un visage contrasté : brillantes en matinée, elles ont connu une session après-midi plus difficile, révélant à la fois leur potentiel et les ajustements encore nécessaires pour rivaliser avec les Ferrari.
Session matinale : Les Cadillac en tête des poursuivants
Dès la première séance, marquée par une piste initialement humide, les Ferrari 499P ont dominé, signant un triplé. Cependant, les Cadillac ont su se distinguer :
- La n°12 (Norman Nato, Will Stevens) s’est classée 4ème, à seulement 1,3 seconde de la Ferrari de tête.
- La n°38 (Sébastien Bourdais, Earl Bamber) a complété ce tableau en 6ème position.
Ces résultats placent les Cadillac comme les meilleures des non-Ferrari de la session, devant des concurrents expérimentés comme BMW, Alpine et Toyota.
Session de l’après-midi : Un recul à analyser
L’après-midi, toujours dominé par les Ferrari, les performances des Cadillac ont marqué un recul significatif :
- La n°38 a terminé 13ème (1 mn 32,613 s, +1,436 s).
- La n°12 a reculé à la 14ème place (1mn 32,937 s, +1,760 s).
Ce contraste entre les deux sessions soulève des questions sur l’adaptation aux conditions changeantes (piste, réglages, stratégie de pneus) ou d’éventuels ajustements techniques à apporter avant les 6 Heures d’Imola.
Analyse et perspectives : Une écurie en quête de constance et de précision
Les prestations des Cadillac V-Series.R lors du Prologue d’Imola dessinent le portrait d’une écurie en pleine évolution, capable de briller par intermittence mais encore en quête de la constance nécessaire pour s’imposer parmi l’élite du WEC. La session matinale a révélé une voiture compétitive, capable de se hisser à la quatrième place et de talonner les Ferrari, preuve que les progrès techniques opérés pendant l’intersaison – notamment sur l’aérodynamique et l’adaptation aux nouveaux pneus Michelin – portent leurs fruits. La capacité à performer dès les premiers tours, y compris sur une piste humide, témoigne d’une maturité croissante et d’une bonne préparation, renforcée par les retours d’expérience des équipes sœurs engagées en IMSA.
Cependant, la session de l’après-midi a mis en lumière les défis qui restent à relever. Le recul aux treizième et quatorzième places, avec des écarts dépassant la seconde et demie par rapport aux Ferrari, suggère que des ajustements restent à apporter, que ce soit dans les réglages de la voiture, la gestion des conditions de piste changeantes, ou l’optimisation des stratégies de roulage. Ces variations de performance entre les deux sessions soulignent l’importance de trouver un équilibre optimal, capable de garantir une compétitivité stable quelles que soient les circonstances.
Dans ce contexte, l’écurie peut s’appuyer sur plusieurs atouts majeurs. La continuité des équipages, avec des pilotes expérimentés comme Norman Nato, Will Stevens, Sébastien Bourdais et Earl Bamber, offre une base solide pour affiner la collaboration et maximiser les performances en course. De plus, l’expérience accumulée par Cadillac en IMSA, notamment grâce aux équipes Wayne Taylor Racing et Action Express, représente un réservoir de données précieux pour peaufiner les réglages et tirer pleinement parti des nouveaux pneus Michelin, un avantage que peu de concurrents peuvent revendiquer.
Sam Hignett, cofondateur de JOTA, avait clairement affiché l’ambition de transformer la régularité en résultats concrets, avec pour objectif ultime de viser les podiums et, à terme, les plus hautes marches. Les essais d’Imola confirment que cette voie est la bonne, mais qu’elle exige encore des efforts ciblés pour combler l’écart avec les leaders. La capacité à analyser finement les données de ces deux sessions, à identifier les causes des variations de performance, et à apporter les corrections nécessaires sera déterminante pour aborder les 6 Heures d’Imola avec sérénité.
À l’aube de cette nouvelle saison, Cadillac Hertz Team JOTA se présente donc comme une écurie ambitieuse, armée d’une voiture au potentiel avéré et d’une équipe déterminée. Le défi désormais consiste à transformer ces atouts en résultats tangibles, en commençant par une performance solide dès la première manche, avant de viser plus haut lors des épreuves phares que seront les 24 Heures du Mans et la lutte pour le titre mondial. La route est tracée ; il reste à la parcourir avec la précision et la régularité qui feront la différence.
Cadillac à Imola : Un week-end d’apprentissage.
Cadillac abordait le week-end avec des ambitions claires. L’écurie visait à capitaliser sur les progrès techniques de la V-Series.R, notamment son aérodynamique retravaillée et son adaptation aux nouveaux pneus Michelin. L’objectif était de viser le top 5 en qualification et en course, après une saison 2025 marquée par des podiums en vue et une victoire à São Paulo. Pour Leon Price, directeur sportif de l’écurie, la priorité était d’enchaîner les tours et d’accumuler des données afin de combler l’écart avec les leaders comme Ferrari et Toyota.
Séances d’essais libres : Des hauteurs aux ajustements

La première séance d’essais libres (EL1) a été prometteuse. La voiture n°12, pilotée par Will Stevens et Norman Nato, s’est classée 4ème en 1 mn 32,183 s, à seulement 0,444 s de la Ferrari n°83 de Robert Kubica, meilleur temps en 1 mn 31,739 s. La Cadillac n°38, confiée à Sébastien Bourdais et Earl Bamber, a quant à elle terminé 14ème en 1 mn 33,125 s, accusant un retard de 1,352 s par rapport à la référence. L’écurie a souligné l’importance d’accumuler des tours, avec un total de 75 boucles réalisées par les deux voitures, afin d’affiner les réglages pour la suite du week-end.
Lors de la deuxième séance (EL2), les performances des Cadillac ont marqué un recul relatif : la n°12 se classant 14ème, à 0,984 s du meilleur temps, tandis que la n°38 terminant 11ème, avec un écart de 0,747 s. Alpine et Toyota ont dominé cette séance, reléguant les Cadillac hors du top 10. L’écurie a alors axé son travail sur des simulations de long relais pour préparer la course.
En troisième séance (EL3), les Cadillac ont retrouvé une place dans le top 10. La n°12 s’est classée 6ème, à 0,751 s du leader, tandis que la n°38 a terminé 8ème, avec un retard de 0,925 s. Malgré ces performances encourageantes, les Ferrari n°50 et n°51 ont dominé la séance, devançant le plateau de 0,342 s à 0,665 s. Les Cadillac restent donc à plus de 0,7 seconde des leaders, confirmant un déficit de vitesse pure face aux Ferrari et Toyota.
Qualifications : Top 5 pour la n°12, déception pour la n°38
Les qualifications ont offert un tableau contrasté pour Cadillac. La voiture n°12, pilotée par Norman Nato et Will Stevens, a décroché une 5ème place en 1 mn 30,419 s, à 0,292 s de la pole position signée par Antonio Giovinazzi sur la Ferrari n°51, qui a réalisé un temps de 1 mn 30,127 s. Norman Nato a exprimé sa satisfaction, soulignant que cette performance était positive compte tenu de son absence prolongée en qualification en Hypercar.
En revanche, la Cadillac n°38, pilotée par Earl Bamber et Sébastien Bourdais, a déçu en se classant 13ème en 1 mn 30,867 s, accusant un retard de 0,740 s par rapport au meilleur temps. L’écart de 0,448 s entre les deux Cadillac a révélé un déséquilibre de performance au sein de l’écurie, un point à corriger pour les prochaines courses.
Course : Stratégie et malchance, entre espoir et frustration
La course a été marquée par des hauts et des bas. Partie en 5ème position, la n°12 a su se maintenir dans le top 10 pendant une grande partie de la course. L’écurie a misé sur une stratégie d’arrêts décalés sous neutralisation, ce qui a permis à la n°12 de prendre temporairement la tête à mi-course. Malheureusement, une infraction aux procédures sous voiture de sécurité la condamne à un drive through qui la relègue en fin de classement. Elle franchi la ligne d’arrivée en 13ème position, à 2 tours du vainqueur, la Toyota n°8. De son côté, la n°38, pilotée par Earl Bamber et Sébastien Bourdais, a terminé la course à la 8ème place, à 1 tour.

Bilan : Des signes encourageants, mais des marges de progression
Le week-end a offert un mélange de satisfactions et de frustrations. Les essais libres et les qualifications ont confirmé le potentiel de la voiture n°12, capable de rivaliser avec les leaders et de frôler le top 5. La stratégie audacieuse adoptée en course, avec des arrêts décalés sous voiture de sécurité, a permis des remontées temporaires, démontrant une capacité à innover et à s’adapter aux conditions changeantes.
Cependant, les pénalités infligées aux deux voitures ont révélé des lacunes en matière de discipline et de gestion de course. L’écurie devra corriger ces erreurs pour éviter qu’elles ne compromettent à nouveau les résultats. Par ailleurs, l’écart de 0,7 à 1 seconde au tour en qualification, ainsi que le déficit de 4 km/h en vitesse moyenne en course par rapport aux leaders, soulignent la nécessité d’optimiser davantage l’aérodynamique et la puissance moteur.
Les perspectives pour la prochaine course à Spa-Francorchamps, prévue le 9 mai, incluent la correction des erreurs stratégiques pour éviter les pénalités, ainsi que l’amélioration de la vitesse en ligne droite, où Cadillac accuse un retard notable face à des concurrents comme Peugeot et Toyota. Enfin, l’écurie devra exploiter les données recueillies à Imola pour affiner les réglages, en particulier en conditions humides, afin de maximiser ses chances de podium.
Conclusion : Un week-end riche en enseignements
Le premier rendez-vous de la saison 2026 pour Cadillac Hertz Team JOTA à Imola aura été à la fois prometteur et frustrant. Si les essais libres et les qualifications ont confirmé la compétitivité de la voiture n°12, la course a révélé des lacunes en gestion de course et en vitesse absolue. Avec une 8ème place pour la n°38 et une 13ème pour la n°12, l’écurie quitte l’Italie avec des leçons clés à retenir : la stratégie et la discipline seront déterminantes pour convertir les performances en résultats concrets.
L’écart avec les leaders, estimé à 0,7 seconde à 1 seconde au tour, peut être comblé par des réglages ciblés et une meilleure exploitation des pneus. Le prochain défi aura lieu à Spa-Francorchamps, où Cadillac devra démontrer sa capacité à transformer ces enseignements en podiums.
Cadillac Hertz Team JOTA à Spa-Francorchamps : Des ambitions élevées, un week-end contrasté
Après le rendez-vous d’Imola marqué par des performances prometteuses mais par un résultat final décevant, Cadillac Hertz Team JOTA abordait les 6 Heures de Spa-Francorchamps avec une ambition claire : remporter la victoire. L’écurie pouvait s’appuyer sur plusieurs atouts : une voiture compétitive, des pilotes expérimentés, et une connaissance approfondie du circuit belge, où JOTA avait déjà brillé par le passé, notamment avec une victoire en 2024 en Hypercar avec Porsche.
Pour cette manche, l’écurie alignait deux équipages modifiés. La voiture n°12 était confiée à Will Stevens et Norman Nato, rejoints par Louis Delétraz, qui remplaçait Alex Lynn, toujours en convalescence. La voiture n°38 était, quant à elle, pilotée par Sébastien Bourdais et Earl Bamber, épaulés par Jack Aitken, faisant ses débuts à plein temps en WEC. Will Stevens, vainqueur à Spa en 2024, résumait l’état d’esprit de l’équipe : « Nous ne sommes pas là simplement pour prendre des points. Nous voulons gagner. » L’écurie misait sur la constance de la V-Series.R, son rythme en relais longs, et son adaptation aux conditions changeantes, notamment avec les nouveaux pneus Michelin.
Séances d’essais libres : Une progression constante
La première séance d’essais libres a vu les Ferrari dominer, avec la n°50 en tête en 2 mn 02,955 s. Les Cadillac se sont classées en retrait : la n°38 a terminé 11ème à 1,539 s du leader, et la n°12, 15ème à 2,197 s, malgré un rythme prometteur. L’écurie a axé son travail sur l’accumulation de tours et l’analyse des données, sans chercher à briller immédiatement.
Lors de la deuxième séance, les Alpine ont dominé avec un doublé, la n°36 réalisant un temps de 2 mn 01,816 s. Les Cadillac ont progressé, avec la n°38 en 12ème position à 1,338 s du meilleur temps et la n°12, 16ème à 2,323 s. Les réglages ont permis de gagner en compétitivité, mais l’écart avec les leaders restait significatif.
La dernière séance d’essais libres a été marquée par une performance remarquable de l’écurie. La Cadillac n°12 a signé le meilleur temps en 2 mn 02,379 s, devançant la Ferrari n°83 de 23 millièmes. La Cadillac n°38 a terminé à la 4ème place, à 0,104 s de la voiture sœur, confirmant ainsi la bonne forme des deux voitures. Cette séance a prouvé que les Cadillac avaient le rythme pour jouer les premiers rôles, avec un écart quasi nul face à Ferrari.

Qualifications : Une pole position manquée de peu
L’Hyperpole a été dominée par Peugeot, avec la n°94 de Malthe Jakobsen en pole en 2 mn 00,653 s. Les Cadillac ont brillé. La Cadillac n°12 a frôlé la pole en se classant 2ème, à 43 millièmes de la référence (2 mn 00,696 s). La Cadillac n°38, avec Jack Aitken, a terminé 5ème, à 0,287 s.
La vitesse moyenne estimée en qualification était d’environ 209 km/h pour la Peugeot n°94, tandis que la Cadillac n°12 a atteint environ 208,9 km/h, soit un déficit de 0,1 km/h. La n°38 a montré une bonne régularité, mais avec un écart de 0,4 km/h par rapport à sa sœur.
Course : Entre espoir et frustration

Dès le départ, Will Stevens a pris les commandes au freinage des Combes, devançant la Peugeot n°94 de Loïc Duval. La Cadillac n°12 a mené la course pendant plus d’une heure, prouvant sa vitesse et sa stratégie agressive. À la fin du premier tour, Stevens menait devant Duval, avec un écart de 5 dixièmes. Après les premiers arrêts, la n°12 était 2ème, derrière la BMW n°20, qui avait opté pour une stratégie décalée.
De son côté, la Cadillac n°38 connaissait des problèmes. Après un contact avec une Porsche au virage de Fagnes, elle a subi une crevaison et des dégâts sur la direction, forçant un long arrêt pour réparer un problème hydraulique de freinage. Finalement, la voiture a abandonné après 85 tours en raison d’un problème de boîte de vitesses, signalé par Sébastien Bourdais.
La Cadillac n°12 a également rencontré des difficultés : partie sur des pneus tendres en début de course, elle a perdu du terrain face aux concurrents en pneus mediums. Après les premiers arrêts pour ravitaillement, la n°12 a reculé progressivement. En outre, elle a reçu une pénalité de 5 secondes pour un dépassement en dehors des limites de la piste.
Au terme d’une course marquée par 3 accidents et près d’une heure de neutralisation dans ses deux dernières heures, la Cadillac n°12 termine 9ème, à 31,837 s du vainqueur, la BMW n°20. La vitesse moyenne en course de la Cadillac n°12 s’établit à 184,6 km/h, soit à 1,3 km/h des 185,9 km/h de la BMW victorieuse.
Bilan : Des regrets, mais des signes encourageants
Le week-end de Spa-Francorchamps a été à la fois encourageant et frustrant pour Cadillac Hertz Team JOTA. Les essais libres et les qualifications ont confirmé que la V-Series.R avait le potentiel pour gagner, avec des écarts minimes face aux leaders. La voiture n°12 a prouvé qu’elle pouvait lutter pour la pole et la victoire, avec une vitesse pure impressionnante.
Cependant, la course a révélé des lacunes en fiabilité et en gestion stratégique. L’abandon de la n°38 pour des problèmes mécaniques a été un point noir. Les pénalités et les choix stratégiques discutables ont également coûté cher à la n°12.
Au classement du championnat, Cadillac est 7ème avec 8 points, loin derrière BMW (59 points). Le duo Sébastien Bourdais et Earl Bamber est 14ème avec 4 points, celui de Norman Nato et Will Stevens est 15ème avec 2 points, et Louis Delétraz est 16ème avec 2 points lui aussi.
Conclusion : Un week-end de contrastes, une leçon pour Le Mans
Le week-end de Spa-Francorchamps aura été riche en enseignements pour Cadillac Hertz Team JOTA. Si les essais libres et les qualifications ont confirmé que la V-Series.R avait le potentiel pour gagner, la course a révélé des lacunes en fiabilité et en gestion stratégique. Avec une 9ème place pour la n°12 et un abandon pour la n°38, l’écurie quitte la Belgique avec des regrets, mais aussi avec la certitude d’avoir le rythme pour jouer les premiers rôles.
Les 24 Heures du Mans (13-14 juin) seront l’occasion de corriger ces erreurs et de transformer la vitesse en résultat. Comme l’a résumé Will Stevens : « Nous avions la voiture pour gagner. Maintenant, il faut tout mettre en œuvre pour que cela se concrétise. »