Cadillac Racing en IMSA

Une saison 2026 sous le signe de la continuité et de l’innovation

À l’aube de la saison 2026 du championnat IMSA WeatherTech SportsCar, Cadillac Racing se positionne comme un acteur majeur avec une préparation minutieuse, des évolutions techniques marquantes et une stabilité remarquable dans ses équipes et ses pilotes. Après une année 2025 riche en enseignements, la marque états-unienne mise sur l’expérience, la jeunesse et l’innovation pour conquérir les sommets.


1. Les écuries : Stabilité et expertise

Cadillac s’appuie sur deux écuries phares pour défendre ses couleurs en 2026 :

  • Cadillac Whelen (Action Express Racing) :

L’écurie, connue pour sa rigueur et son professionnalisme, conserve son trio de choc : Jack Aitken, Earl Bamber et Frederik Vesti. Ce dernier, en pleine ascension, endossera à nouveau le rôle de pilote pour les épreuves d’endurance. L’équipe a brillé en 2025 avec deux victoires consécutives à Indianapolis et Petit Le Mans, prouvant sa capacité à performer sous pression.

  • Cadillac Wayne Taylor Racing (WTR) :

L’écurie de Wayne Taylor mise sur la continuité avec deux équipages confirmés :

    • Ricky Taylor et Filipe Albuquerque dans la voiture n°10, rejoints par Will Stevens pour les épreuves d’endurance.
    • Jordan Taylor et Louis Delétraz dans la voiture n°40, avec Colton Herta comme renfort pour les courses longues (Daytona, Sebring, Petit Le Mans). Herta, star montante de l’IndyCar et pilote de réserve en F1 pour Cadillac, apporte une touche de fraîcheur et d’ambition à l’équipe.

2. Les pilotes : Un mélange d’expérience et de talents émergents

Cadillac a su allier l’expérience et la jeunesse pour composer des équipages compétitifs :

  • Jack Aitken et Earl Bamber (Cadillac Whelen) :

Ce duo a démontré une complémentarité parfaite en 2025, avec une deuxième place au championnat pilotes GTP. Leur expérience et leur régularité seront des atouts majeurs pour 2026.

  • Colton Herta (WTR) :

À seulement 25 ans, Herta rejoint l’écurie pour les épreuves d’endurance. Son palmarès en IndyCar (9 victoires) et son passage en F2 en 2026 en font un pilote à suivre. Son adaptation au Cadillac V-Series.R et à l’endurance sera l’un des enjeux de la saison.

  • Connor Zilisch (Cadillac Whelen) :

Révélation de l’année, Zilisch, 19 ans, rejoint l’équipe pour les 24 Heures de Daytona après une saison 2025 marquée par une défaite cruelle en NASCAR Xfinity Series. Son talent précoce et son expérience en endurance (victoires en LMP2 à Daytona et Sebring en 2024) en font un atout surprise pour Cadillac.

  • Les autres piliers :

Filipe Albuquerque, Ricky Taylor, Jordan Taylor et Louis Delétraz apportent une stabilité technique et une connaissance approfondie de la V-Series.R, tandis que Will Stevens et Frederik Vesti complètent les équipages avec brio.


3. La voiture : Le Cadillac V-Series.R, une évolution majeure

Pour 2026, Cadillac déploie une version révisée de sa V-Series.R, avec des améliorations aérodynamiques et mécaniques significatives :

  • Évolutions aérodynamiques :
    • Suppression des ailettes avant et des diveplanes pour optimiser l’appui et réduire la traînée.
    • Modification du splitter avant et des jupes latérales pour améliorer l’efficacité aéraulique.
    • Aileron arrière abaissé et simplification des caches de roues arrière pour un meilleur équilibre.
  • Moteur et hybridation :

Le V8 5.5L atmosphérique, couplé à un système hybride, reste le cœur de la V-Series.R. Les ingénieurs ont travaillé sur l’optimisation de la gestion de l’énergie et de la fiabilité, notamment après les enseignements tirés des tests de novembre 2025 à Daytona.

  • Tests et validation :

Les essais de novembre ont permis de valider les évolutions, avec des performances encourageantes. La voiture a tourné sans encombre, malgré quelques ajustements nécessaires. Les pilotes ont salué les progrès en termes de tenue de route et de réactivité.


4. Les tests : Un hiver productif

Les essais officiels et privés ont été déterminants pour peaufiner la préparation :

  • Essais de novembre 2025 :

Cadillac a dominé les débats avec des temps compétitifs, malgré la concurrence acharnée d’Acura et de Porsche. Les pilotes ont accumulé des kilomètres précieux, notamment Zilisch et Herta, qui découvraient la V-Series.R.

  • Essais privés à Austin, Circuit Of The America (décembre 2025) :

Une session supplémentaire a permis à Zilisch de s’adapter aux spécificités de la voiture et de renforcer la cohésion d’équipe.

  • Roar Before The 24 (janvier 2026) :

Dernière ligne droite avant les 24 Heures de Daytona, cet événement sera crucial pour affiner les réglages et la stratégie de course.


5. Objectifs 2026 : Victoires et titre en ligne de mire

Avec une préparation solide, Cadillac vise haut pour 2026 :

  • Remporter les 24 Heures de Daytona, une épreuve mythique où la marque a déjà brillé.
  • Lutter pour le titre GTP, après une saison 2025 prometteuse mais inaboutie.
  • Développer de jeunes talents comme Zilisch et Herta, tout en capitalisant sur l’expérience de ses vétérans.

Gary Nelson (Action Express Racing) résume l’ambition du team :

« Après une fin de saison 2025 en apothéose, nous voulons poursuivre sur cette dynamique. L’équipe est sereine, les pilotes sont motivés, et la voiture a évolué dans le bon sens. 2026 s’annonce comme une année passionnante. »


Conclusion : Cadillac, un géant en marche

Avec des écuries expérimentées, des pilotes talentueux et une voiture optimisée, Cadillac aborde la saison 2026 avec confiance et détermination. La marque états-unienne a tous les atouts pour briller en IMSA, entre tradition et innovation. Les 24 Heures de Daytona (24-25 janvier) seront le premier test grandeur nature de cette préparation ambitieuse.

Reste à savoir si la V-Series.R et ses équipages sauront transformer l’essai face à une concurrence toujours plus relevée.

 

Cadillac en forme avant les 24 Heures de Daytona : Analyse des essais du Roar Before The 24

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À une semaine des 24 Heures de Daytona 2026, les équipes Cadillac ont montré une compétitivité retrouvée lors des essais du Roar Before The 24, du 16 au 18 janvier. Après une saison 2025 en demi-teinte, les V-Series.R ont brillé par leur régularité et leur vitesse, confirmant les progrès réalisés pendant l’intersaison. Retour sur les performances des Cadillac et leurs ambitions pour la course.


1. Des chronos encourageants, une progression constante

Dès la première session du Roar, les Cadillac Wayne Taylor Racing (WTR) et Whelen/Action Express Racing se sont placées dans le top 5 du classement GTP, prouvant leur capacité à rivaliser avec les Porsche et BMW.

  • Session 1 :

Les deux WTR Cadillac (n°10 et n°40) se classent 4ème et 5ème, derrière les Porsche Penske mais devant les BMW et Acura. Un début prometteur, même si les écarts restent serrés (moins d’1 seconde entre les 11 GTP).

  • Session 4 (17 janvier, après-midi) :

Filipe Albuquerque (n°10 WTR) signe le meilleur temps de la session (1m36.731s), devançant la Porsche n°6 de Laurens Vanthoor. Une performance qui souligne l’efficacité des réglages et de la nouvelle aérodynamique.

« Nous évoluons bien avec la voiture. Elle est très agréable à conduire, surtout la nuit. » — Filipe Albuquerque

  • Session 5 (17 janvier, soirée) :

Colton Herta (n°40 WTR) et Will Stevens (n°10 WTR) se classent 2ème et 3ème, à moins de 0,2s de la Porsche de tête. Une confirmation de la compétitivité en conditions nocturnes, cruciales pour les 24 Heures.


2. Les forces en présence : Équipages et stratégie

Cadillac aligne trois voitures pour Daytona, avec des équipages expérimentés et des jeunes talents :

Écurie

Voiture

Pilotes

Points forts

Wayne Taylor Racing

10

Ricky Taylor, Filipe Albuquerque, Will Stevens

Régularité, expérience en endurance

40

Jordan Taylor, Louis Delétraz, Colton Herta

Dynamique, adaptabilité

Whelen/Action Express

31

Jack Aitken, Earl Bamber, Frederik Vesti, Connor Zilisch

Jeunesse et agressivité

  • Les atouts :
    • Continuité : Les équipages des n°10 et n°40 sont inchangés depuis 2025, avec une meilleure compréhension de la V-Series.R.
    • Jeunes talents : Colton Herta (IndyCar/F2) et Connor Zilisch (NASCAR) apportent une touche d’audace. Zilisch, malgré son manque d’expérience en GTP, a impressionné par son adaptation rapide.
    • Stratégie d’endurance : Les équipes misent sur des relais courts et efficaces, un point clé pour Daytona.
  • Les défis :
    • Fiabilité : En 2025, des problèmes mécaniques avaient coûté cher à WTR. Les tests ont confirmé une amélioration des freins (Brembo) et de l’aérodynamique, mais la course reste un test ultime.
    • Gestion du trafic : Avec 61 voitures en piste, la circulation sera un enjeu majeur. Les pilotes devront être précis et patients.

3. Les évolutions techniques : Une V-Series.R optimisée

Cadillac a introduit plusieurs améliorations majeures pour 2026 :

  • Aérodynamique :
    • Suppression des diveplanes avant pour réduire la traînée.
    • Aileron arrière ajustable, permettant une meilleure adaptabilité selon les conditions.
    • Splitter redessiné pour un appui plus stable en virage.
  • Freinage :
    • Nouveau système Brembo, optimisé pour la gestion des températures et la durabilité.
  • Hybridation :
    • Amélioration de la récupération d’énergie, cruciale pour les relances après les full course yellows.

« La voiture est plus réactive et plus facile à régler. On a enfin un outil aérodynamique qui nous permet de nous adapter à chaque circuit. » — Ricky Taylor


4. Réactions et ambitions

Les pilotes et responsables se montrent prudents mais ambitieux :

  • Louis Delétraz (n°40 WTR) : « 2025 a été une année d’apprentissage. Cette fois, on part pour gagner. La voiture est plus fiable, et on sait comment l’exploiter. »
  • Earl Bamber (n°31 Whelen) : « Les essais ont confirmé qu’on est dans le game. Maintenant, il faut transformer ça en résultat sur 24 heures. »
  • Wayne Taylor (Team Principal, WTR) : « On ne fait pas de pronostics. On sait qu’on a le potentiel, mais Daytona est une course imprévisible. L’objectif est simple : être là à la fin. »

5. Perspectives pour la course

À l’issue du Roar, Cadillac apparaît comme l’un des favoris, aux côtés de Porsche et BMW. Les points clés pour la victoire :

  • Fiabilité : Aucun problème majeur lors des essais, un bon signe.
  • Vitesse pure : Les chronos sont là, surtout en conditions nocturnes.
  • Équipages solides : Mélange d’expérience et de jeunesse.

Risques :

  • La gestion des pneus Michelin sur 24 heures.
  • Les aléas mécaniques ou les contacts en piste.
  • La concurrence : Porsche Penske (tenant du titre) et BMW WRT seront coriaces.

Conclusion : Cadillac prêt à en découdre

Avec des voitures plus performantes, des équipages motivés et une préparation sans faille, Cadillac aborde les 24 Heures de Daytona 2026 avec un optimisme mesuré. Après une saison 2025 décevante, la marque a tout pour retrouver les sommets.

 

Cadillac aux 24 Heures de Daytona 2026 : Entre exploit et frustration, un podium qui donne de l’espoir

Les 24 Heures de Daytona 2026 resteront comme une épreuve marquante pour Cadillac, où se sont mêlés l’exploit, avec une deuxième place au général pour la n°31 Whelen/Action Express, et la frustration, après l’abandon prématuré de la n°10 Wayne Taylor Racing. Dans une course épique, marquée par le brouillard, des rebondissements incessants et une lutte sans merci en tête de la catégorie GTP, Cadillac a montré qu’elle pouvait rivaliser avec les meilleurs, tout en subissant les caprices de la mécanique et les aléas de l’endurance.


Une course dominée par Porsche… jusqu’à l’arrivée de Cadillac

Porsche cadillac rolex 24

Dès le départ, les Porsche Penske (n°6 et n°7) ont imposé leur rythme implacable, menant 375 des 705 tours de la course (53%). Pourtant, dans les deux dernières heures, Cadillac est revenue en force, transformant une épreuve qui semblait jouée en un duel haletant pour la victoire.

La n°31 Whelen/Action Express, pilotée par Jack Aitken, Earl Bamber, Frederik Vesti et Connor Zilisch, a été la révélation de cette fin de course. Partie de loin après une pénalité de 60 secondes pour un feu rouge franchi en sortie de stand par Zilisch pendant l’interruption pour brouillard, l’équipage a remonté tout le peloton pour se battre pour la victoire. Jack Aitken, auteur d’une performance héroïque, a harcelé Felipe Nasr (Porsche n°7) dans les derniers tours, manquant de peu la victoire après une tentative d’attaque musclée à l’intérieur du virage 1, repoussée par le Brésilien.

La n°40 Wayne Taylor Racing, avec Jordan Taylor, Louis Delétraz et Colton Herta, a quant à elle terminé 6ème, après une course discrète mais solide. Herta, en pleine découverte de l’endurance, a confirmé son potentiel, tandis que Delétraz et Taylor ont assuré la régularité nécessaire pour une épreuve aussi longue.


L’abandon cruel de la n°10 WTR : un coup dur pour Albuquerque et Stevens

La déception est venue de la n°10 Wayne Taylor Racing, pilotée par Ricky Taylor, Filipe Albuquerque et Will Stevens. Alors que l’équipage visait le podium, une casse de transmission a mis fin à leur course à mi-parcours, dans un nuage de fumée spectaculaire.

Ce problème mécanique inexplicable a été un coup dur pour l’écurie, d’autant que la voiture avait montré des signes de vitesse lors des essais et des premières heures de course. Ricky Taylor, visiblement déçu, a pointé du doigt un problème de fiabilité récurrent depuis 2025, rappelant que l’endurance est aussi une épreuve de robustesse : « C’est frustrant. On avait la vitesse, on avait la stratégie… et puis ça. L’endurance, c’est aussi ça : parfois, la mécanique vous lâche. »

Cet abandon a relancé les questions sur la préparation des V-Series.R, malgré les progrès en aérodynamique et sur les freins apportés pour 2026.


Connor Zilisch : la révélation du week-end

À seulement 19 ans, Connor Zilisch (n°31 Whelen) a été la révélation de ces 24 Heures. Malgré une pénalité coûteuse en début de course, Zilisch a impressionné par sa maturité et sa vitesse, rivalisant avec des pilotes bien plus expérimentés.

Son adaptation rapide à la Cadillac V-Series.R et sa gestion du trafic ont été saluées par ses coéquipiers. Après des victoires en LMP2 en 2024 et une saison 2025 difficile en NASCAR, Zilisch a prouvé qu’il avait sa place en GTP. Earl Bamber n’a pas tari d’éloges à son sujet : « Connor a un talent naturel pour l’endurance. Il a géré la pression comme un vétéran. »


Analyse technique : des forces et des faiblesses

Cadillac a confirmé à Daytona que les améliorations 2026 portaient leurs fruits. La V-Series.R a montré une meilleure stabilité et une fiabilité globale améliorée, à l’exception de la n°10. Les freins Brembo et l’aérodynamique retravaillée (suppression des diveplanes, aileron arrière ajustable) ont permis une meilleure gestion des relances et une tenue de route optimisée, surtout en conditions nocturnes.

Pourtant, malgré ces avancées, Cadillac a aussi révélé ses limites. La puissance pure reste un point faible face aux Porsche, et la fiabilité mécanique doit encore être parfaite pour espérer remporter les 24 Heures.


Réactions et perspectives pour la suite du championnat

Dans le paddock, les réactions étaient partagées entre fierté et frustration.

Jack Aitken (n°31 Whelen) soulignait que le podium était une victoire morale, mais avouait aussi la déception de ne pas avoir pu battre Nasr dans les derniers tours : « On a tout donné. La voiture était parfaite en fin de course, et l’équipe a fait un travail incroyable pour nous remettre en piste. Dommage de ne pas l’emporter, mais ce podium est une belle récompense. »

Louis Delétraz (n°40 WTR) voyait dans cette course une base solide pour la suite de la saison, malgré un résultat en deçà des attentes : « On a manqué un peu de rythme, mais on sait qu’on a le potentiel. Sebring sera un autre test. »

Du côté de General Motors, Laura Wontrop Klauser voyait dans cette deuxième place un tremplin pour 2026 : « La performance de la n°31 montre qu’on est de retour. On va continuer à travailler pour éliminer les faiblesses. »


Un podium qui donne de l’espoir, malgré tout

Si la victoire a échappé à Cadillac, les 24 Heures de Daytona 2026 auront été riches en enseignements. Entre l’exploit de la n°31, la déception de la n°10 et la révélation Zilisch, la marque a tout pour croire en un championnat prometteur.

La bataille avec Porsche et BMW s’annonce serrée, mais Cadillac a prouvé qu’elle était de retour dans le jeu. Rendez-vous à Sebring pour la suite, où l’équipe devra confirmer cette dynamique et viser enfin la victoire.

 

Cadillac aux 12 Heures de Sebring 2026 : Entre espoir, déception et une troisième place arrachée

Les 12 Heures de Sebring 2026 resteront comme une épreuve de contrastes pour Cadillac. Entre l’euphorie d’une pole position signée Jack Aitken et la déception d’une disqualification pour la voiture n°10 Wayne Taylor Racing, la marque américaine quitte la Floride avec un podium en poche pour la n°31 Whelen/Action Express, mais aussi des questions persistantes sur sa capacité à rivaliser avec Porsche Penske, intouchable depuis le début de saison.


Un départ prometteur : la pole position d’Aitken

Jack aitken cadillac pole sebring

Dès les qualifications, Cadillac a marqué les esprits. Jack Aitken, au volant de la n°31 Whelen, a décroché la pole position avec un chrono de 1m46.153s, à seulement trois dixièmes du record de la piste établi en 2023. Une performance qui a redonné confiance à l’écurie après la deuxième place frustrante obtenue aux 24 Heures de Daytona, où Aitken avait frôlé la victoire face à Felipe Nasr.

Pour Aitken, cette pole était bien plus qu’un simple temps rapide. Elle symbolisait la progression constante de l’équipe depuis 2025, une saison marquée par des hauts et des bas, mais aussi par des victoires significatives à Indianapolis et Road Atlanta. Le pilote britannique, déjà vainqueur à Sebring en 2023, savait que ce circuit bosselé et exigeant serait un test crucial pour la nouvelle version de la V-Series.R, dotée d’un aileron arrière ajustable et d’un système de freinage Brembo revu. Avec ses coéquipiers Earl Bamber et Frederik Vesti, il formait un trio déterminé à transformer cette pole en victoire.


Une course sous la domination de Porsche, gêné cependant par la résistance de Cadillac.

Dès le départ, les Porsche Penske ont imposé leur rythme implacable, menant 241 des 343 tours de la course (70%). Pourtant, Cadillac n’a jamais baissé les bras. La n°31 Whelen, malgré un accrochage sous voiture de sécurité avec la Porsche n°6 qui lui a coûté un aileron arrière, a remonté la pente pour se battre jusqu’au bout. Frederik Vesti, en particulier, a réalisé une remontée spectaculaire, passant de la 9ème place au départ à une position de chasseur de podium.

La n°10 Wayne Taylor Racing, quant à elle, a livré une course solide, avec Ricky Taylor, Filipe Albuquerque et Will Stevens qui ont lutté pour la troisième place jusqu’aux dernières minutes. Leur remontée dans les dernières heures avait de quoi redonner l’espoir à une écurie en quête de réhabilitation après une saison 2025 difficile. Mais la disqualification après la course pour un angle de carrossage non conforme a tout gâché, transformant leur podium en une amère déception.

La n°40, pilotée par Louis Delétraz, Jordan Taylor et Colton Herta, a quant à elle lutté pour le rythme toute la course, terminant 6ème, loin des attentes initiales. Malgré des progrès évidents par rapport à 2025, l’équipage n’a jamais vraiment pu menacer les leaders, confirmant que le chemin vers le sommet reste semé d’embûches.

Sebring 40


Des progrès techniques, mais des limites persistantes

Cadillac a confirmé à Sebring que les améliorations 2026 portaient leurs fruits. La V-Series.R a montré une meilleure stabilité sur les bosses légendaires du circuit, grâce à un nouvel aileron arrière ajustable et à une aérodynamique retravaillée. Les freins Brembo, eux, ont tenu la distance, un progrès majeur après les soucis de 2025. Enfin, la gestion des pneus Michelin a été maîtrisée, permettant des doubles relais compétitifs, un atout crucial sur un circuit aussi abrasif que Sebring.

Pourtant, malgré ces avancées, Cadillac a aussi révélé ses limites. La puissance pure reste un point faible face aux Porsche, surtout en relances après les voitures de sécurité. Et si la fiabilité mécanique s’est améliorée, la disqualification de la n°10 pour un réglage technique non conforme rappelle que la précision reste encore un défi à relever.


Des réactions entre frustration et optimisme

Dans le paddock, les réactions étaient partagées. Jack Aitken, malgré la troisième place de la n°31, avouait une certaine frustration face à la domination Porsche, mais aussi une fierté d’avoir lutté jusqu’au bout : « On voulait gagner, mais Porsche était trop fort aujourd’hui. Le podium est une bonne récompense pour l’équipe, et ça montre qu’on progresse. »

Louis Delétraz, lui, reconnaissait que la n°40 avait manqué de rythme par rapport aux leaders, mais soulignait aussi les progrès réalisés depuis 2025 :« Sebring est un circuit difficile, et on a limité les dégâts. On apprend vite avec cette voiture, et ça va payer. »

Du côté de General Motors, Laura Wontrop Klauser voyait dans ce podium une preuve de compétitivité, malgré la déception de la disqualification : « La troisième place de la n°31 montre qu’on est dans le jeu. On va analyser ce qui n’a pas marché pour la n°10 et rebondir. »


Porsche invaincu en Floride : un défi de taille pour Cadillac

Avec un doublé Daytona-Sebring, Porsche Penske a assez sa domination sur l’IMSA en 2026. Pour Cadillac, le défi est clair : trouver la puissance et la régularité pour rivaliser avec les 963, tout en évitant les erreurs stratégiques qui ont coûté cher à Sebring.

La troisième place de la n°31 est un signe encourageant, mais la marque sait qu’elle doit faire mieux pour briser l’hégémonie Porsche. Les prochaines étapes, à commencer par le Grand Prix de Long Beach, seront cruciales pour confirmer cette progression.


Et maintenant ? Long Beach en ligne de mire

La saison est encore longue, et Cadillac a tout pour jouer les trouble-fête. À Long Beach, un circuit urbain et technique, l’équipe devra montrer qu’elle peut s’adapter et viser la victoire. Frederik Vesti, qui devra assumer seul en l’absence d’Earl Bamber (engagé en WEC), aura une responsabilité accrue. Quant à Wayne Taylor Racing, après deux courses décevantes, l’objectif sera clair : retrouver la compétitivité qui a fait sa réputation.

Si Porsche reste la référence, Cadillac a prouvé à Sebring qu’elle était de retour dans la bataille. Rendez-vous à Long Beach pour savoir si la marque peut franchir un cap supplémentaire.


Cadillac à Long Beach 2026 : Entre ambition et réalité, un week-end de progrès et de frustration

Le Grand Prix de Long Beach 2026 marquait une étape cruciale pour Cadillac Racing dans le championnat IMSA WeatherTech SportsCar. Après des podiums encourageants à Daytona et à Sebring, les équipes Whelen/Action Express et Wayne Taylor Racing arrivaient en Californie avec l’objectif clair de battre Porsche Penske et de confirmer leur progression. Pourtant, malgré des performances solides et une deuxième place en course pour la n°31, le week-end a aussi révélé les limites persistantes des Cadillac V-Series.R face à une concurrence toujours plus affûtée.


Des objectifs ambitieux pour un circuit exigeant

Long Beach, avec son tracé urbain de 3,167 km et ses murs proches, est un circuit où la précision et la confiance en la voiture sont essentielles. Pour Cadillac, l’enjeu était double : réduire l’écart avec Porsche après les ajustements de la Balance des Performances (BoP) qui avaient alourdi de 45 kg les 963 kg de la voiture, et tirer profit des mises à jour 2026 (aérodynamique, freins Brembo, gestion des pneus Michelin).

La Cadillac Whelen n°31, pilotée par Jack Aitken et Frederik Vesti (remplaçant Earl Bamber, engagé en WEC aux 6 heures d’Imola), affichait une ambition claire : remporter la première victoire de la saison après deux podiums consécutifs. La voiture arborait d’ailleurs une livrée spéciale en hommage aux forces de l’ordre américaines, en partenariat avec le National Law Enforcement Officers Memorial Fund.

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Pour Wayne Taylor Racing, l’objectif était tout aussi pressant : effacer les déceptions de Daytona et de Sebring et retrouver le chemin de la victoire. Avec Ricky Taylor, Filipe Albuquerque et Louis Delétraz, l’écurie misait sur l’expérience de ses pilotes et les progrès mécaniques de la V-Series.R.


Essais libres : Des Cadillac dans le peloton de tête, mais un léger déficit

Dès la première séance d’essais, les Cadillac ont montré qu’elles pouvaient lutter pour les premières places. Filipe Albuquerque (n°10 WTR) a signé le 3ème temps en 1 mn 13,402 s, à seulement 0,162 s du meilleur temps établi par Laurin Heinrich (Porsche JDC-Miller). Jack Aitken (n°31 Whelen) suivait de près en 5ème position (1 mn 13,462 s), confirmant la compétitivité des V-Series.R sur ce type de circuit.

Pourtant, un léger déficit se dessinait déjà : les Porsche (n°6 et n°7) et les BMW (n°24 et n°25) semblaient plus à l’aise dans les secteurs techniques, notamment dans le virage 11, où les Cadillac perdaient quelques dixièmes. La vitesse moyenne des Porsche (158,3 km/h contre 157,0 km/h pour les Cadillac) trahissait une supériorité en accélération et en sortie de virage.

En deuxième séance, les Cadillac ont progressé, avec Jack Aitken qui a porté la n°31 en 2ème position (1 mn 12,330 s), à seulement 0,046 s du meilleur temps signé par Dries Vanthoor (BMW WRT). La n°40 WTR de Louis Delétraz pointait en 8ème position (1 mn 12,926 s), tandis que la n°10 de Ricky Taylor fermait la marche en GTP (1 mn 13,038 s).

Ces chronos serrés laissaient présager une qualification disputée, mais aussi une course ouverte où la stratégie et la gestion du trafic seraient déterminantes.


Qualifications : Un bon positionnement, mais pas de pole

La séance de qualifications a confirmé que Cadillac pouvait jouer les premiers rôles, sans pour autant dominer. Louis Delétraz a réalisé un exploit en plaçant la n°40 WTR en 3ème position sur la grille, avec un temps de 1 mn 11,833 s (158,692 km/h), à seulement 0,207 s de la pole position décrochée par Nick Yelloly (Acura MSR, 1 mn 11,626 s).

Jack Aitken a quant à lui qualifié la n°31 Whelen en 4ème position (1 mn 11,844 s), à 0,218 s du meilleur temps. La n°10 WTR de Filipe Albuquerque a complété la présence de Cadillac dans le top 10 avec une 9ème place (1m12.101s).

Si les Cadillac étaient dans la course, elles manquaient encore ce petit quelque chose pour battre les Acura et les BMW en une seule tentative. Frederik Vesti, qui découvrait Long Beach, soulignait néanmoins la progression de l’équipe : « C’est génial de revenir sur un circuit urbain. J’ai toujours aimé les traçés comme celui-ci, et la voiture se comporte bien. Si on a le rythme et qu’on est audacieux, on peut dépasser. »


Course : Une deuxième place pour la n°31, mais des regrets pour WTR

La course de 100 minutes a été riche en rebondissements, avec quatre neutralisations qui ont bouleversé la hiérarchie. Jack Aitken (n°31 Whelen) a mené une partie de l’épreuve après avoir profité d’un ralentissement de Nick Yelloly (Acura MSR) dans le trafic. Pourtant, une stratégie d’arrêts au stand moins optimale et un retour en piste derrière l’Acura après la dernière neutralisation ont coûté la victoire à Cadillac.

La n°31 a finalement terminé 2ème, à 0,818 s de l’Acura victorieuse, signant un nouveau podium et confirmant sa régularité. Frederik Vesti, qui a pris le relais d’Aitken, a lutté jusqu’au bout, mais n’a pas pu menacer Roger van der Zande dans les derniers tours.

Du côté du Wayne Taylor Racing, la déception était palpable. La n°40 de Louis Delétraz et Jordan Taylor a terminé 8ème, tandis que la n°10 de Ricky Taylor et Filipe Albuquerque a abandonné après un accident au virage 5, conséquence d’une erreur de pilotage sous pression.

Ricky Taylor résumait la frustration de l’équipe : « On avait la vitesse, mais pas la chance aujourd’hui. Long Beach est un circuit où une petite erreur se paie cher. »


Bilan : Des progrès, mais Porsche et BMW restent devant

À l’issue du week-end de Long Beach, Cadillac peut tirer plusieurs enseignements :

  • La n°31 Whelen confirme sa régularité avec un 3ème podium en 3 courses, mais manque encore de vitesse pure pour battre Porsche en qualification et en course.
  • Les mises à jour 2026 (aérodynamique, freins, pneus) fonctionnent, mais l’écart en accélération et en sortie de virage persiste face aux Porsche 963 et aux BMW M Hybrid V8.
  • Wayne Taylor Racing peine à trouver son rythme : après l’abandon de la n°10 et la 8ème place de la n°40, l’écurie doit retrouver sa compétitivité avant Laguna Seca.

Frederik Vesti et Jack Aitken quittent Long Beach avec le sourire, mais aussi la certitude qu’il faudra travailler encore pour remporter une victoire. Laura Wontrop Klauser, responsable du programme Cadillac Racing, reste optimiste : « On est dans le top 3 à chaque course, c’est un bon signe. Maintenant, il faut transformer ces podiums en victoires. »

Prochaine étape : le StubHub Monterey SportsCar Championship à Laguna Seca (3 mai 2026), où Cadillac devra confirmer sa progression sur un circuit plus technique et plus physique. La bataille avec Porsche et BMW est loin d’être terminée.


Cadillac Racing à Laguna Seca : Entre domination en qualifications et déception en course

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Le week-end à Laguna Seca a été riche en émotions pour les équipes Cadillac Racing. Avec des objectifs clairs — confirmer leur compétitivité en qualifications et viser la victoire en course — les écuries Wayne Taylor Racing (WTR) et Whelen/Action Express ont montré des performances prometteuses, avant de vivre une course pleine de rebondissements.


1. Les objectifs pour le week-end : Viser la pole et la victoire

Après des débuts de saison encourageants (podiums à Daytona et à Sebring), Cadillac arrivait à Laguna Seca avec l’ambition de dominer les débats. Les évolutions apportées à la V-Series.R (aérodynamique retravaillée, freinage Brembo optimisé) devaient permettre de rivaliser avec Porsche, jusqu’ici intouchable en 2026.

Les pilotes Louis Delétraz (WTR n°40) et Jack Aitken (Whelen n°31) étaient particulièrement confiants, après des essais hivernaux concluants. Delétraz, déjà vainqueur à Laguna Seca en LMP2 en 2022, visait un doublé pole-victoire, tandis qu’Aitken, en forme depuis le début de saison, espérait confirmer sa régularité.


2. Essais libres : Cadillac en tête, mais Porsche et BMW dans le rétro

Dès la première séance d’essais libres, Cadillac a marqué les esprits en réalisant un triplé en tête : Louis Delétraz (WTR n°40) signe le meilleur temps en 1 mn 14,443 s (108,387 mph), devant son coéquipier Filipe Albuquerque (WTR n°10, 1 mn 14,893 s, +0.560s) et Jack Aitken (Whelen n°31, 1 mn 15,026 s, +0.693s). La Porsche Penske n°6 (Kévin Estre) est 4ème à 0,697 s, tandis que la BMW WRT n°24 (Dries Vanthoor) pointe à 1,309 s.

Dans la deuxième séance d’essais libres, Cadillac confirme sa supériorité : Delétraz (WTR n°40) améliore son temps en 1 mn 14,183 s (108,606 mph), meilleur temps du week-end, Aitken (Whelen n°31) reste 3ème en 1 mn 14,688 s (+ 0,505 s). En revanche, Filipe Albuquerque (WTR n°10) chute à la 6ème place avec un temps de 1 mn 15,078 s.

L’écart se réduit avec la concurrence : la BMW WRT n°24 (Vanthoor) se rapproche à 0,183 s et prend la 2ème position, tandis que la Porsche Penske n°6 (Estre) est 11ème à 1,471 s.


3. Qualifications : Un doublé Cadillac en première ligne

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Samedi, Louis Delétraz (WTR n°40) confirme sa maîtrise du circuit en décrochant la pole position avec un tour en 1 mn 13,221 s, soit 0,280 s devant Jack Aitken (Whelen n°31, 1 mn 13,501 s). Cette première ligne 100% Cadillac constitue une performance historique pour la marque, qui place ses deux voitures devant les Acura, les BMW et les Porsche. Les écarts sont toutefois très serrés : les 7 premiers sont groupés en moins de 0,855 s, preuve d’une concurrence acharnée. Filipe Albuquerque (WTR n°10) est d’ailleurs en 7ème position.


4. Course : Une victoire qui échappe à Cadillac

Dimanche, la course a été palpitante, mais cruelle pour Cadillac. Le départ a été idéal : Delétraz (WTR n°40) mène les premières tours, puis Jack Aitken (Whelen n°31) prend la tête après 25 minutes en dépassant son rival dans la courbe Andretti. Malheureusement, la Cadillac WTR n°10 (Ricky Taylor/Filipe Albuquerque) abandonne après 25 tours sur problème mécanique, une nouvelle déception pour l’écurie. L’équipage Aitken/Bamber (Whelen n°31) contrôle ensuite la course, jusqu’à ce que Laurin Heinrich (Porsche JDC-Miller n°5) revienne en force dans les 5 dernières minutes. Le dernier tour est dramatique pour Cadillac : Heinrich dépasse Earl Bamber (Whelen n°31) dans le virage 4 et s’impose avec 0,758 s d’avance. La Cadillac WTR n°40 (Taylor/Delétraz) termine en 10ème position à 1 mn 07,604 s.

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5. Bilan : Des progrès, mais des regrets

  • Points positifs :
    • Double pole position pour Cadillac (Delétraz et Aitken).
    • 2ème place en course pour la Whelen n°31, à moins d’une seconde de la victoire.
    • Vitesse pure : Les Cadillac étaient aussi rapides que les Porsche en qualifications et en course (meilleur tour en 1 mn 15,315 s pour Aitken contre 1 mn 15,801 s pour Heinrich en course).
    • Fiabilité améliorée : Aucune casse majeure pour les n°31 et n°40 (contrairement à la n°10).
  • Points négatifs :
    • Aucune victoire : Porsche (JDC-Miller) et BMW (WRT) montent sur le podium.
    • Écart en course : La Whelen n°31 a manqué de puissance en relance face à la Porsche n°5, notamment dans les derniers tours.
    • Abandon de la n°10 : Un nouveau coup dur pour Wayne Taylor Racing, qui peine à trouver la régularité.

6. Réactions et perspectives

  • Louis Delétraz (WTR n°40, poleman) :

« On avait la voiture pour gagner. La stratégie était bonne, mais on a manqué un peu de chance. On va analyser pour Long Beach. »

  • Jack Aitken (Whelen n°31, 2ème) :

« C’est frustrant de perdre comme ça. On était les plus rapides en milieu de course, mais la Porsche a été plus forte en fin de course. »

  • Earl Bamber (Whelen n°31) :

« On a tout donné. La voiture était parfaite, mais Heinrich a été plus malin dans le trafic. »

Prochaine étape : Le Grand Prix de Detroit (29-30 mai 2026), où Cadillac devra confirmer, chez elle, sa compétitivité et enfin remporter une victoire en 2026.


Conclusion : Cadillac a dominé les essais et les qualifications, mais la victoire lui a échappé en course. Avec des performances au rendez-vous et une fiabilité en progrès, la marque a toutes les cartes en main pour remporter des courses avant la fin de la saison.

 

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Cadillac Racing : Entre espoirs et défis avant le Grand Prix de Detroit, berceau historique de la marque.

Après un début de saison en demi-teinte, les écuries Cadillac Whelen et Wayne Taylor Racing (WTR) arrivent à Detroit avec l’ambition de remporter leur première victoire de l’année. Un retour aux sources pour la marque, née dans cette même ville en 1902, fondée par Henry Leland, et dont le nom rend hommage à Antoine de Lamothe-Cadillac, le Français qui avait établi le fort Pontchartrain en 1701, posant les bases de ce qui deviendrait Detroit.

Les faits marquants avant Detroit :

Les Cadillac ont brillé lors des 24 Heures de Daytona avec une 2ème place pour la n°31 Whelen (Aitken/Bamber/Vesti/Zilisch), mais la n°10 WTR (Taylor/Albuquerque/Stevens) a connu un abandon mécanique, rappelant les défis de fiabilité. À Sebring, la n°31 est de nouveau montée sur le podium (3ème), tandis que la n°40 (Delétraz/J. Taylor/Herta) a terminé 6ème et que la n°10 a été disqualifiée pour un problème technique.

À Laguna Seca, Cadillac a dominé les essais et les qualifications : Louis Delétraz (n°40 WTR) a signé la pole position devant Jack Aitken (n°31 Whelen). En course, la n°31 a mené une grande partie de l’épreuve avant de se faire dépasser dans le dernier tour par la Porsche n°5 de Laurin Heinrich, terminant 2ème à 0,758s du vainqueur. La n°40 a fini 10ème, tandis que la n°10 a de nouveau abandonné après seulement 25 tours (problème mécanique).

À Detroit, les Cadillac veulent passer à la vitesse supérieure : la n°31 (Aitken/Bamber) vise la victoire après deux podiums, la n°40 (Delétraz/J. Taylor) veut transformer sa pole en succès et la n°10 (R. Taylor/Albuquerque) cherche à effacer ses abandons et à relancer sa saison.

Conclusion : Detroit, un test décisif et symbolique

Avec un rythme compétitif et des pilotes motivés, Cadillac a tous les atouts pour briller à Detroit, là où la marque a vu le jour en 1902. Mais pour retrouver le sommet, les écuries devront éviter les erreurs et profiter des opportunités offertes par ce circuit exigeant (2,647 km, 9 virages) où les dépassements sont rares. Après un week-end encourageant à Laguna Seca, malgré la frustration de la 2ème place, les Cadillac arrivent en chasseuses – et non plus en outsiders.

 

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Cadillac triomphe à Detroit, sur les terres de ses origines

Les 29 et 30 mai 2026, les écuries Cadillac Whelen et Wayne Taylor Racing (WTR) ont brillé lors du 6ème rendez-vous de la saison, le Chevrolet Detroit Sports Car Classic, disputé sur le circuit urbain de Detroit (2,647 km, 9 virages).

Pour Cadillac Racing, l’objectif était clair : remporter une victoire à domicile, devant les dirigeants de General Motors et les milliers de supporteurs locaux. Après un début de saison en demi-teinte marqué par des podiums et des abandons, les équipes Cadillac abordaient Detroit avec une double ambition : confirmer leur progression et offrir une victoire à GM sur son terrain historique, face à une concurrence redoutable (Porsche, BMW, Acura).


Les essais libres : Cadillac en tête dès le premier tour de roue

Galstad detroit 0526 188992Dès la première séance d’essais libres, les Cadillac ont montré leur domination. Earl Bamber (n°31 Whelen) signe le meilleur temps en 1 mn 07,182 s, devant la BMW n°24 de Dries Vanthoor ( à 0,146 s) et l’Acura n°93 de Renger van der Zande (à 0,202 s). La n°10 WTR (Ricky Taylor/Filipe Albuquerque) se classe 5ème à 0,513 s, tandis que la n°40 (Jordan Taylor/Louis Delétraz) est 9ème à 0,919 s.

La deuxième séance d’essais libres confirme cette tendance. Earl Bamber (n°31) améliore son temps avec un 1 mn 06,412 s, devançant la BMW n°24 de Sheldon van der Linde ( à 0,031 s) et la BMW n°25 de Marco Wittmann (à 0,120 s). La n°40 WTR (Delétraz/J. Taylor) est 4ème à 0,321 s, et la n°10 (R. Taylor/Albuquerque) 8ème à 0,475 s.

Lors de la troisième séance d’essais libres, dernière séance avant la course, la n°31 Whelen (Aitken/Bamber) reste compétitive (8ème en 1 mn 08,311 s), mais les BMW (n°24 et n°25) et Porsche (n°7) prennent les devants. La n°40 WTR (Delétraz/J. Taylor) se classe 2ème à 0,246 s, et la n°10 (R. Taylor/Albuquerque) 5ème à 0,829 s.


Qualifications : Une première ligne 100% Cadillac !

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La séance de qualifications a été historique pour Cadillac. Earl Bamber (n°31 Whelen) décroche la pole position avec un tour en 1 mn 05,313 s, battant le record du circuit précédemment détenu par Nick Tandy en 1 mn 05,390 s. Louis Delétraz (n°40 WTR) complète la première ligne en 2ème position avec un temps de 1 mn 05,635 s à 0,322 s de son coéquipier. Ricky Taylor/Filipe Albuquerque (n°10 WTR) se qualifient en 7ème position (1 mn 06,464 s, à 1,151 s), derrière les Acura, BMW et Porsche.

Earl Bamber déclare : « C’est incroyable de décrocher la pole ici, à Detroit, devant tout le monde de GM. La voiture était parfaite dès le premier tour. » Louis Delétraz ajoute : « On savait qu’on avait la vitesse. Être en première ligne, c’est un super signal pour la course. »


La course : Victoire écrasante pour la n°31 Whelen Cadillac !

Gettyimages 2278339445Sous un soleil radieux, la n°31 Cadillac Whelen (Aitken/Bamber) a dominé le Chevrolet Detroit Sports Car Classic de bout en bout.

Earl Bamber prend un départ parfait depuis la pole et mène les 27 premiers tours, creusant un écart de plus de 10 secondes avant le premier relais, en réalisant au passage le meilleur tour en 1 mn 06,234 s avec une vitesse moyenne de 143,475 km/h (record du circuit).

Jack Aitken prend le relais et gère la course avec maîtrise, malgré deux neutralisations (Full Course Yellow) dans les 20 dernières minutes. Après les relances, Aitken résiste à la pression des BMW (n°25) et Porsche (n°7) pour s’imposer avec 6,023 secondes d’avance sur la BMW n°25 de Philipp Eng/Marco Wittmann. La n°10 WTR (Ricky Taylor/Filipe Albuquerque) monte sur son 3ème podium de la saison (3ème place, à 6,758 s), tandis que la n°40 (Jordan Taylor/Louis Delétraz) termine 6ème à 9,871 s.

Gettyimages 2278119594Jack Aitken : « C’est une victoire qui compte double. Gagner ici, à Detroit, devant tout le monde de GM et Cadillac, c’est énorme. On a tout donné, et ça a payé. » Earl Bamber : « La stratégie était parfaite. On a su garder notre avance malgré les draps jaunes. C’est un week-end parfait. » Laura Wontrop Klauser (GM) : « Voir les deux Cadillac sur le podium, avec la victoire de la n°31, c’est exactement ce qu’on espérait pour notre course à domicile. »


Et maintenant ?

Avec cette victoire, Jack Aitken prend la tête du championnat pilotes GTP (144 points d’avance sur Laurin Heinrich, Porsche), tandis que Cadillac s’empare de la 1ère place au classement constructeurs.

Selon Earl Bamber : « Detroit, c’est notre terrain. On a prouvé qu’on était les plus forts ici. Maintenant, on veut répéter ça partout. »

Il reste maintenant à attendre les 6 Heures de Watkins Glen (28 juin 2026), où Cadillac vise un doublé après ce succès à Detroit.

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Galstad wgi 0626 229074Cadillac Racing domine les 6 Heures de Watkins Glen avec une victoire écrasante de la n°31

La Cadillac Whelen n°31, pilotée par Jack Aitken, Earl Bamber et Frederik Vesti, a remporté les 6 heures de Watkins Glen ce dimanche, offrant à Action Express Racing une deuxième victoire consécutive cette saison et renforçant la domination de Cadillac dans le championnat d’endurance IMSA (WeatherTech SportsCar Championship). Une performance maîtrisée, marquée par une stratégie impeccable et une résistance face à une concurrence acharnée.


Essais libres

Dès la première séance d’essais libres, la Cadillac n°31 s’est imposée avec un temps de 1 mn 33,846 s dans les mains de Jack Aitken. La Cadillac n°10 de Rick Taylor pointait à la 5ème place, à 0,573 s, et la Cadillac n°40 de Louis Deletraz à la 7ème place, à 0,716 s.

Au cours de la deuxième séance d’essais libres, la Jack Aitken (Cadillac n°31) a amélioré son temp, avec un chrono en 1 mn 33,693 s, mais il se faisait battre dans les dernières minutes de la séance de 0,295 s par Laurin Heinrich au volant de la Porsche 963 n° 5 du JTD Miller MotorSport. Louis Deletraz (Cadillac n°40) améliorait également son chrono, en 1 mn 33,877 s, pour se classer 4ème à 0,479 s de la Porsche. Quant à la Cadillac n°10, aux mains de Filipe Albuquerque, elle perdait un peu de terrain, bouclant son meilleur tour en 1 mn 34,678 s, soit à 1,280 s du leader, et à 0,259 s de son temps précédant.

Essais qualificatifs et deuxième pole position pour Jack Aitken.

Dans la séance de qualification, Jack Aitken a imposé l’autorité de la Cadillac V-Series.R n°31 en signant un tour en 1 mn 31,284 s, devançant la Acura ARX-06 n°60 de Tom Blomqvist (+0,197 s) et la Cadillac WTR n°40 de Louis Deletraz (+0,203 s). Filipe Albuquerque terminait à la 7ème place, en 1 mn 32,029 s, soit à 0,745 s du poleman.

Contrôle de la course

Galstad wgi 0626 222281La course a débuté sous les meilleurs auspices pour la n°31, avec Jack Aitken en tête dès le départ. Après une première heure dominée par des neutralisations sous drapeaux jaunes (Full Course Yellow) à répétition – dont un accident surprenant impliquant la Acura n°60 et l’Aston Martin Valkyrie n°23 –, la Cadillac a su conserver son avance grâce à une gestion parfaite des arrêts aux stands et une consistance remarquable en piste.

"La voiture était incroyable dès le premier tour. Nous savions que nous avions le rythme, mais il fallait gérer les neutralisations sous drapeaux jaunes et les stratégies des autres équipes." – Jack Aitken

Un final haletant et une victoire méritée

Imsa entry list 2026 gtp lmp2 gtdLa deuxième moitié de course a été plus mouvementée. Après avoir mené pendant près de trois heures, la n°31 a temporairement perdu la première place au profit de la BMW n°24 et de la Porsche n°6, avant qu’un dernier arrêt aux stands éclair ne lui permette de reprendre les commandes dans les 20 dernières minutes.

Un moment clé est survenu à 1h30 de la fin, lorsque Earl Bamber, au volant de la n°31, a été impliqué dans un contact avec la Ferrari n°21 (AF Corse) dans les Esses, provoquant une nouvelle neutralisation sous drapeaux jaunes. Bien que la Cadillac n’ait pas été pénalisée, cet incident a permis aux Acura n°93 et Cadillac n°10 de se rapprocher dangereusement.

Mais Jack Aitken, de retour au volant pour le final, a su faire la différence. Profitant d’une stratégie d’arrêt aux stands optimale (le dernier arrêt de la n°31 a été le plus rapide de la course), il a repris la tête et a franchi la ligne d’arrivée avec 11,166 secondes d’avance sur la Acura n°93 (van der Zande/Yelloly/Ohta), après 182 tours et 6 heures de course.

"Nous avons eu des moments tendus, surtout après le contact avec la Ferrari. Mais l’équipe a gardé son calme, et le dernier arrêt a été parfait. C’est comme ça qu’on gagne des courses d’endurance." – Earl Bamber


Les autres Cadillac en lutte pour le podium

Si la n°31 a brillé, les deux autres Cadillac V-Series.R ont également livré une belle performance d’équipe.

La n°40 (Wayne Taylor Racing) de Jordan Taylor et Louis Deletraz a terminé 4ᵉ à 44,462 secondes de la victoire. Après une qualification prometteuse (3ᵉ), la voiture s’est approchée du podium avant de perdre du terrain en fin de course. Louis Deletraz a signé le meilleur tour en course pour l’équipage (1 mn 35,015 s).

La n°10 (Wayne Taylor Racing) de Ricky Taylor et Filipe Albuquerque a pris la 7ᵉ place (à 43,600 s). Malgré un bon rythme, l’équipage a été pénalisé par des stratégies moins optimales et un contact avec la Ferrari n°21 (Simon Mann) qui a coûté du temps.

"Nous avons le potentiel pour gagner, mais il faut éviter les erreurs. Aujourd’hui, ce n’était pas notre jour, mais la voiture est là." – Ricky Taylor


Bilan technique : La Cadillac V-Series.R en forme

Gettyimages 2273528466Les Cadillac V-Series.R ont confirmé leur progression constante en 2026 avec une pole position (1 mn 31,284 s), une victoire pour la n°31 (2ᵉ de la saison après Détroit), le meilleur tour en course pour Jack Aitken (1 mn 34,967 s) et trois voitures dans le Top 10 (n°31, n°40, n°10).

Pour Action Express Racing, cette victoire confirme leur statut de favori pour le titre GTP. Jack Aitken prend une avance significative au championnat pilotes, tandis que Cadillac renforce sa position en tête du classement constructeurs.

"C’est une victoire d’équipe. Les mécaniciens, les ingénieurs, les pilotes… tout le monde a fait un travail parfait. Maintenant, on se concentre sur la prochaine course." – Frederik Vesti

De son côté, Wayne Taylor Racing (n°10 et n°40) reste optimiste malgré des résultats en deçà des attentes.

"Nous savons que nous avons la vitesse. Il nous manque juste un peu de chance et de précision en course. Mais nous y sommes presque." – Ricky Taylor


Prochaine étape : Vers la fin de saison

Avec 4 courses restantes en GTP, Cadillac Racing aborde la fin de saison avec deux victoires en poche (Detroit et Watkins Glen) et une dynamique positive. La prochaine manche, sur le circuit de Road America (6-8 août), s’annonce déjà comme une nouvelle rencontre entre les Cadillac, les Acura et les BMW, avec les Porsche et les Aston Martin en embuscade.

Une chose est sûre : la guerre des constructeurs en GTP est loin d’être terminée.

 

Cadillac Racing à Road America (Elkhart Lake, Wisconsin) : Une victoire arrachée après des séances d’essais libres et des qualifications mouvementées

La Cadillac Wayne Taylor Racing n°10 de Filipe Albuquerque et Ricky Taylor a remporté les 6 Heures de Road America ce dimanche, mettant fin à une disette de 792 jours sans victoire en GTP. Mais avant ce succès, les équipes Cadillac ont vécu un week-end intense, marqué par des séances d’essais libres sous la pluie, des qualifications dominées par Acura, et une course chaotique où la stratégie et la gestion des incidents ont fait la différence.


Essais libres 1 : Acura en tête, les Cadillac en embuscade

La première séance d’essais libres, disputée sous un ciel nuageux et sec, a vu les Acura ARX-06 dominer en GTP. Nick Yelloly, au volant de la n°93 Meyer Shank Racing, a signé le meilleur tour en 1 mn 51,008 s, devant son coéquipier Tom Blomqvist (n°60, à 697 millièmes). Les Cadillac n’étaient pas loin : Louis Deletraz a placé la n°40 Wayne Taylor Racing en 3ᵉ position à 1,123 s, prouvant déjà la compétitivité des V-Series.R sur le tracé de 6,513 km.

Filipe Albuquerque (n°10) et Jack Aitken (n°31) ont respectivement terminé 5ᵉ et 7ᵉ, confirmant que les trois Cadillac étaient dans le Top 10, mais avec une marge de progression pour rivaliser avec les Acura.


Essais libres 2 : La pluie s’invite, la Cadillac n°40 brille

Le samedi matin, une pluie persistante a transformé la deuxième séance d’essais en un exercice de gestion des conditions changeantes. Les incidents se sont multipliés : Brendon Iribe (Ferrari n°70, Inception Racing) a tourné dans le gravier au virage 1, Marco Wittmann (BMW n°25, WRT) a subi le même sort au virage 8, Jack Hawksworth (Lexus n°14, Vasser Sullivan) a percuté le mur en sortie du virage 6, endommageant gravement le côté droit de sa voiture, George Kurtz (ORECA n°04, CrowdStrike Racing) a bloqué ses roues arrière dans l’herbe et Devlin DeFrancesco (Porsche n°28, RS1) a frôlé les pneus au virage 5, mais a pu reprendre la piste.

Malgré ces perturbations, Jordan Taylor a su tirer son épingle du jeu en signant le meilleur tour en GTP avec la Cadillac n°40 en 2 mn 07,647 s, devançant la BMW n°24 de Sheldon van der Linde. Les deux Acura MSR ont complété le Top 4, confirmant leur avantage en conditions humides.

Quatre drapeaux rouges ont été déployés, et toutes les voitures impliquées dans des incidents ont vu leurs meilleurs tours annulés pour les qualifications, conformément au règlement.


Qualifications : Acura verrouille la première ligne, les Cadillac en 4ᵉ, 6ᵉ et 7ᵉ positions

Les qualifications, disputées sous un ciel dégagé, ont confirmé la domination d’Acura. Nick Yelloly a offert à la n°93 Meyer Shank Racing sa 3ᵉ pole position de la saison avec un tour en 1 mn 49,233 s, devant Tom Blomqvist (n°60, à 157 millièmes).

Côté Cadillac, Louis Deletraz a réalisé une solide performance en plaçant la n°40 en 4ᵉ position, à 380 millièmes seulement de la pole. Jack Aitken (n°31) a terminé 6ᵉ(à 1,128 s), tandis que Filipe Albuquerque (n°10) a pris la 7ᵉ place (à 1,148 s).


Une course folle, un succès mérité

Dès le départ, les Cadillac V-Series.R se sont retrouvées en embuscade derrière les Acura ARX-06, qui avaient verrouillé la première ligne en qualifications avec Nick Yelloly (n°93) et Tom Blomqvist (n°60). La n°40 de Louis Deletraz, partie 4ᵉ, et la n°10 de Filipe Albuquerque (7ᵉ), ont rapidement grimpé dans le classement, tandis que la n°31 de Jack Aitken, leader du championnat, peinait à trouver son rythme.

La course a basculé à 1h30 de la fin, lorsque Albuquerque, alors 3ᵉ, a profité d’un redémarrage après neutralisation pour dépasser Aitken dans le virage 1, puis a pris la tête peu après. Un coup de maître qui a lancé la n°10 vers la victoire. Mais le vrai moment décisif est survenu lors de son dernier arrêt au stand, à 45 minutes du drapeau à damier : Albuquerque est rentré aux stands juste avant qu’une neutralisation complète ne ferme la voie, lui permettant de conserver sa position sans perdre de terrain.

"Aujourd’hui était juste une journée spéciale. Tout a fonctionné à la perfection. Nous avons dépassé la n°31, pris la tête, et l’avons conservée. Les redémarrages étaient délicats, car je savais que les Porsche étaient très fortes. Il fallait rester ultra-concentré." – Filipe Albuquerque

"Aujourd’hui, tout a fonctionné. Nous n’étions pas les plus rapides, mais nous avons été les plus malins. C’est comme ça qu’on gagne en endurance." – Ricky Taylor


Le drame de la n°31 : une journée à oublier pour les leaders du championnat

Pour la Cadillac Whelen n°31, cette course restera comme l’une des plus frustrantes de la saison. Jack Aitken, en tête du championnat GTP avec plus de 200 points d’avance avant le week-end, a vu ses espoirs s’effondrer en quelques minutes, notamment par une conduite inutilement aggressive.

Dès le milieu de course, un accrochage avec la Porsche n°7 de Felipe Nasr dans le virage 6 a envoyé ce dernier dans le gravier. Comme à Watkins Glen, la direction de course n’a pas sanctionné Jack Aitken, une décision qui a suscité des débats dans le paddock. Puis, dans les dernières minutes, alors qu’il se battait pour la 2ᵉ place avec Kevin Estre (Porsche Penske Racing), un nouveau contact a envoyé les deux voitures dans les murs de pneus, mettant fin à leurs espoirs de podium. La course s’est alors terminée sous voiture de sécurité.

En fin de compte, la n°31 a été classée 9ᵉ de la catégorie GTP (18ème au classement général) une contre-performance qui réduit l’avance de Jack Aitken à 108 points seulement sur Laurin Heinrich (Porsche JDC-Miller) à deux courses de la fin de saison.

"C’est la course. Parfois, ça ne tourne pas en votre faveur. Nous avons eu de la chance dans d’autres courses cette année, aujourd’hui, ce n’était pas notre jour." – Earl Bamber (Cadillac Whelen n°31).


La n°40 sauve l’honneur avec un podium mérité

Si la n°10 a brillé, la Cadillac WTR n°40 a, elle aussi, sauvé les meubles pour Wayne Taylor Racing. Malgré une course ponctuée de pénalités, Jordan Taylor et Louis Deletraz ont su remonter pour monter sur la 3ᵉ marche du podium.

L’équipage a dû en effet effectuer un passage par la voie des stands pour blocage en début de course et observer une pénalité de 60 secondes en arrêt au stand pour conduite dangereuse dans le virage 8, alors que des commissaires travaillaient sur la piste.

"Nous avons eu notre part de malchance, mais nous n’avons jamais abandonné. Le fait de finir sur le podium après tout ça, c’est une énorme satisfaction." – Jordan Taylor


Bilan : Une victoire qui relance la saison

Cadillac Racing confirme sa progression avec une 3ᵉ victoire de la saison (après Détroit et Watkins Glen) et le Wayne Taylor Racing rompt enfin sa série sans victoire depuis Détroit 2024 tandis que Louis Deletraz et Jordan Taylor (n°40) sauvent le week-end avec un podium malgré les pénalités. En revanche, Jack Aitken voit son avance au championnat réduite à 108 points sur Laurin Heinrich.

 

Cadillac Racing à Indianapolis : Un week-end de haute lutte et de podiums

Les 18, 19 et 20 septembre 2026, les écuries Cadillac Whelen et Wayne Taylor Racing (WTR) se sont rendues sur le mythique circuit d’Indianapolis pour la « Bataille sur les briques » (TireRack.com Battle on the Bricks), une épreuve de 2 heures 40 minutes. La nom de la course rend hommage au revêtement original du circuit alors uniquement constitué de briques (aujourd’hui encore, une bande de brique traverse la piste au niveau de la ligne de départ en mémoire de cette époque).

Après sa victoire éclatante à Detroit en mai, Cadillac arrivait à Indianapolis avec l’ambition de confirmer sa domination et de creuser l’écart au championnat face à ses adversaires Porsche, BMW et Acura.


Les essais libres : Des Cadillac compétitives mais pas dominatrices

Dès la première séance d’essais libres, les Cadillac se sont montrées rapides mais pas invincibles. Kevin Estre (Porsche Penske n°6) signe le meilleur temps en 1 mn 15,764 s (à 186,47 km/h), devant Tom Blomqvist (Acura n°60) à 0,089 s. Filipe Albuquerque (Cadillac WTR n°10) est 5ème à 0,397 s, tandis que Earl Bamber (Cadillac Whelen n°31) se classe 6ème à 0,452 s. Sur la n°40, Louis Delétraz termine 10ème à 0,670 s.

La seconde séance d’essais voit les Acura dominer avec un doublé : Tom Blomqvist (n°60) en 1 mn 15,398 s (187,42 km/h) devance Renger van der Zande (n°93) de 0,279 s. Earl Bamber (n°31) se classe 4ème en 1 mn 15,793 s (186,38 km/h), Louis Delétraz (n°40) 5ème en 1 mn 15,851 s (186,16 km/h), et Filipe Albuquerque (n°10) 10ème en 1 mn 16,125 s (185,53 km/h).

Bilan des essais :

Les Cadillac ont montré une bonne régularité, avec des temps toujours dans le top 10, mais elles sont devancées par les Acura, BMW et Porsche en vitesse pure. La n°31 Whelen (Jack Aitken/Earl Bamber) et la n°40 WTR (Louis Delétraz/Jordan Taylor) semblent les plus compétitives, tandis que la n°10 WTR (Ricky Taylor/Felipe Albuquerque) peine à rivaliser avec les leaders.


Qualifications : Une première ligne manquée de peu

La séance de qualifications a été marquée par les intempéries, avec des éclairs autour du circuit ayant interrompu les essais pour les catégories GTD et GTD Pro. Seules les GTP et LMP2 ont pu disputer leur séance complète.

Tom Blomqvist (Acura n°60) décroche la pole position en 1 mn 14.674 (189,24 km/h). Jack Aitken (Cadillac Whelen n°31) se qualifie 2ème à 0,301 s, offrant à Cadillac une place sur la première ligne. Louis Delétraz (n°40 WTR) est 4ème en 1 mn 15,216 s (188,16 km/h), tandis que Filipe Albuquerque (n°10 WTR) se classe 7ème en 1 mn 15,353 s (187,54 km/h).

Pour Jack Aitken : « On savait qu’on avait une voiture rapide. Être 2ème, c’est bien, mais on vise la victoire demain. La piste est difficile, mais on a une bonne base. » Selon Louis Delétraz : « La voiture est bien équilibrée. On a manqué un peu de rythme pour la pole, mais on est bien placés pour la course. »


La course : Un podium pour la n°31, une 4ème place pour la n°40 et une 6ème pour la n°10

La « Bataille sur les briques » a été intense et riche en rebondissements. Dès le premier tour, un accrochage entre Philipp Eng (BMW n°25) et Kévin Estre (Porsche n°6) provoque un drapeau jaune et élimine plusieurs LMP2. Earl Bamber (n°31), parti 2ème, prend la tête après la relance et mène une grande partie de la course.

Cependant, à moins de 6 minutes de l’arrivée, Sheldon van der Linde (BMW n°24) profite du trafic pour dépasser Earl Bamber et s’imposer avec 2,926 secondes d’avance. La n°31 Cadillac Whelen (Jack Aitken/Earl Bamber) monte sur le 2ème podium de la saison, devant la Porsche n°6 (Heinrich/Estre) 3ème

La n°40 WTR (Jordan Taylor/Louis Delétraz) termine 4ème à 25,396 s, tandis que la n°10 WTR (Ricky Taylor/Filipe Albuquerque) se classe 6ème à 38,085 s.

Réactions après la course :

Jack Aitken : « On a tout donné. La BMW était juste un peu plus rapide aujourd’hui. Mais on reste 2ème au championnat, et c’est l’essentiel. » Earl Bamber : « On a mené une grande partie de la course, mais Van der Linde a été très fort dans les derniers tours. C’est dommage, mais on reste très compétitifs. » Filipe Albuquerque : « La n°10 n’a pas eu la vitesse aujourd’hui. On va analyser les données pour la prochaine course. »


Bilan du week-end pour Cadillac Racing à Indianapolis

La n°31 Cadillac Whelen a confirmé sa régularité avec une 2ème place, tandis que la n°40 WTR a manqué le podium de peu (4ème). La n°10 WTR a peiné à suivre le rythme des leaders, terminant 6ème.

Au classement GTP, Jack Aitken et Earl Bamber (n°31 Cadillac Whelen) restent en tête avec 147 points d’avance sur Laurin Heinrich (Porsche). Ricky Taylor et Filipe Albuquerque (n°10 Cadillac WTR) sont troisièmes.

Au championnat des constructeurs, Cadillac reste 2ème derrière Porsche.

Prochaine étape : Petit Le Mans (Road Atlanta, 3 octobre 2026)

La dernière manche de la saison s’annonce décisive. Avec 147 points d’avance, Jack Aitken est proche du titre pilotes, mais Cadillac doit assurer le titre constructeurs face à Porsche.

Pour Earl Bamber : « On a encore tout à jouer. Petit Le Mans sera une bataille, mais on est prêts. »

 

Petit Le Mans 2026 : Cadillac triple champion avant même le drapeau vert, podium amer pour la fin de saison

Une finale pas comme les autres

Du 30 septembre au 3 octobre 2026, les écuries Cadillac Whelen et Wayne Taylor Racing (WTR) se sont retrouvées sur le Michelin Raceway Road Atlanta (2,54 miles, soit 4,09 km) pour la 29ème édition du Motul Petit Le Mans, la finale de dix heures du championnat IMSA WeatherTech SportsCar Championship. Une épreuve à double enjeu pour la marque : offrir une victoire de prestige, mais surtout sécuriser les trois titres GTP encore mathématiquement en jeu.

Car avant la course, tout restait à écrire au championnat pilotes. Jack Aitken (n°31 Whelen, associé à Earl Bamber et Frederik Vesti) comptait 147 points d’avance sur Laurin Heinrich (Porsche Penske n°7), un battant qui ne s’avouait pas vaincu : « Il n’est pas facile de rattraper un retard de 147 points, mais à Petit Le Mans, tout peut arriver, et je n’abandonnerai pas avant que le drapeau à damier ne soit agité. » Côté écuries, la n°31 d’Action Express Racing menait le championnat avec 271 points d’avance, et côté constructeurs, Cadillac précédait Porsche de 136 points.

Les essais libres : des Cadillac dans le coup, mais pas en tête

La première séance d’essais libres a été dominée par les Acura du Meyer Shank Racing, pour leur dernière apparition en GTP. La n°93 de Renger van der Zande et Nick Yelloly a signé le meilleur temps en 1 mn 11,506 s (soit à 205,8 km/h de moyenne), trois millièmes devant la n°60 de Tom Blomqvist. Les Cadillac n’étaient toutefois pas loin : la n°31 de Jack Aitken se classait 4ème à 0,262 s du premier, la n°10 de Ricky Taylor 5ème à 0,278 s, et la n°40 de Jordan Taylor et Louis Delétraz 7ème à 0,575 s. Moins de neuf dixièmes couvraient ainsi l’ensemble du top 10 GTP, preuve d’un plateau resserré.

La seconde séance a été plus difficile. Après un début ponctué de trois drapeaux rouges, Laurin Heinrich (Porsche Penske) s’est installé en haut de la feuille des temps avec un temps de 1 mn 10,639 s (soit à 208,33 km/h), devant l’autre Porsche Penske et les deux BMW. Les Cadillac, un peu en retrait, pointaient au-delà de la demi-seconde : la n°40 de Wayne Taylor Racing 8ème  à 0,770 s, la n°31 9ème à 0,956 s et la n°10 10ème à 1,073 s. Un rythme honorable, mais qui laissait les Acura, les BMW et les Porsche devant en vitesse pure.

Qualifications : Jack Aitken verrouille le titre au sommet de la séance

Vendredi, la séance qualificative s’est transformée en ultime manche du duel Aitken-Heinrich. Les deux hommes se sont échangés les meilleurs chronos en début de séance avant que Tom Blomqvist ne s’échappe vers la pole avec un temps de 1 mn 09,703 s (soit à 211,13 km/h), à un dixième de son propre record du circuit. Son coéquipier Nick Yelloly complétait la main mise d’Acura sur la première ligne à 0,223 s, les seules voitures sous la barre des 1 mn 10 s.

Mais l’histoire du jour s’est jouée entre les deux prétendants au titre. Relégué en neuvième position à cinq minutes de la fin, Jack Aitken est reparti sur un train de pneus Michelin neuf et a bouclé un temps de 1 mn  10,171 s (soit à 209,72 km/h), bon pour la quatrième place sur la grille, à 0,468 s de la pole. Laurin Heinrich, lui, n’a pu faire mieux que septième en 1 mn 10,325 s, à 0,622 s. En remportant ainsi 4 points, Jack Aitken a porté son avance à 151 points – soit un de plus que le maximum récupérable en course (150). Le titre était virtuellement acquis : il ne restait qu’à prendre le départ samedi. Derrière, Louis Delétraz qualifiait la n°40 en sixième position (à 0,601 s) et Ricky Taylor la n°10 en dixième (à 0,827 s).

« Ça fait un an qu’on se bat, et c’est un peu surréel d’avoir fait ça avant la course », souriait Jack Aitken. « Un énorme merci aux équipes de Whelen et de Cadillac. Ça veut dire qu’on pourra vraiment courir demain. On va terroriser le trafic, flasher comme des fous : on arrive ! »

La course : dix heures, trois titres au départ, et un final sous la pluie

Samedi à 12h10, la meute GTP s’élance pour dix heures de compétition. Le simple fait de voir la n°31 Cadillac Whelen prendre le départ a transformé la fête annoncée en réalité officielle : Jack Aitken est champion pilotes GTP 2026, Action Express Racing champion équipes, et Cadillac champion constructeurs – les trois couronnes décernées avant même le premier virage. Il ne restait plus qu’une course à courir. Et quelle course.

Devant, les Acura ARX-06, parties en première ligne pour leur dernière apparition en GTP avant la mise en pause du projet japonais, ont le rôle de lièvres. Tom Blomqvist et Nick Yelloly ont l’avantage du premier virage sur un tracé où les dépassements ne sont jamais simples. Derrière eux, la BMW n°24 de Sheldon van der Linde, troisième sur la grille, et la Porsche n°6 de Laurens Vanthoor, cinquième, se glissent dans le sillage des voitures orange. La Cadillac Whelen n°31 de Jack Aitken, partie quatrième, joue un double rôle : protéger son rang au championnat, mais aussi « courir pour de vrai », comme elle l’avait promis.

Les premières heures sont une guerre d’usure. Petit Le Mans est une épreuve d’endurance dans toute sa définition : 11 GTP, 11 LMP2 et une trentaine de GT sur un tracé de 4,09 km, soit un trafic permanent à gérer pendant dix heures, de nuit pour près de la moitié de l’épreuve. Jack Aitken l’avait annoncé en souriant : « On va terroriser le trafic, flasher comme des fous : on arrive ! » La n°31 tient son rang dans le peloton de tête, tournant autour de 1 mn 12,6 s au meilleur de sa course (soit à 202,40 km/h), pendant que les deux Cadillac du Wayne Taylor Racing montent en puissance.

La mi-course joue un tour cruel à plusieurs prétendants. La BMW n°25 tombe plus la première (après 161 tours), puis la Porsche n°5 de JDC-Miller (après 290 tours). L’Acura n°93, partie de la première ligne, chute ensuite à son tour au bout de 7h04 de course, et 257 tours effectués, et le retour aux stands pour de bon. Et puis, c’est la Porsche n°7 de Laurin Heinrich, le rival titulaire d’e Jack Aitken, qui s’arrête définitivement après 8h29 de course et 308 tours. Le pilote Allemand qui avait juré de « ne pas abandonner avant le drapeau à damier » n’aura même pas eu l’occasion de voir la ligne d’arrivée.

Dans la deuxième moitié de l’épreuve, ce sont bien les Cadillac Wayne Taylor Racing qui prennent le jeu à leur compte. La n°40 de Jordan Taylor, Louis Delétraz et Colton Herta et la n°10 de Ricky Taylor, Filipe Albuquerque et Will Stevens s’installent durablement dans le haut du classement, sur le même tour que les premiers. Louis Delétraz est à la manœuvre en fin de course : son meilleur tour en 1 mn 12,592 s (à 202,74 km/h, au 332ème tour) est l’un des plus rapides du peloton dans la dernière partie de l’épreuve, preuve que la n°40 avait le rythme pour jouer les tout premiers rôles. Felipe Albuquerque, de son côté, rend presque au centième : 1 mn 12,188 s (à 203,89 km/h), à 9 millièmes du meilleur tour de la Porsche victorieuse (1 mn 12,179 s).

Le dernier acte se joue sur une piste dont l’état se dégrade : la feuille officielle passe de sec (« DRY ») à mouillé (« WET »), et la pluie annoncée toute la semaine finit par redistribuer les cartes dans les derniers relais. Sur une piste humide, dans le trafic des GT, la Porsche 963 n°6 de Vanthoor/Estre/Campbell fait la différence : elle boucle les 368 tours en 10 h 00 mn 50,625 s, avec le meilleur tour GTP de l’épreuve à la clé côté équipage grâce à Kévin Estre, devançant la BMW n°24 de seulement 1,205 s – l’un des arrivées les plus serrées de l’histoire de la course. La n°40 Cadillac accroche la 3ème place à 8,630 s, et la n°10 complète ce groupement de tête à 9,266 s : quatre voitures dans les dix premières secondes après dix heures de course. L’Acura n°60 de Blomqvist, partie de la pole, ne peut faire mieux que 6ème à 42,082 s, et la Valkyrie d’Aston Martin (5ème) s’immisce entre les Cadillac et l’Acura.

Pour la n°31, hélas, la fête tourne court. La voiture des nouveaux champions roule encore à 45 minutes de l’arrivée, mais elle s’immobilise après 356 tours et 9h45 de course (elle est finalement classée 16ème au classement général et 7ème au classement GTP). Cruelle ironie du sort pour l’équipage champion : au moment même où Jack Aitken, Earl Bamber et Frederik Vesti levaient les bras sur les titres gagnés vendredi, leur voiture s’arrêtait à quelques encablures de la ligne. Aucune conséquence au classement, mais une fin d’épreuve en demi-teinte pour Action Express, qui n’aura jamais vu sa voiture passer le damier en championne.

Au final, ce Petit Le Mans 2026 restera comme l’un des week-ends les plus étranges de l’histoire récente de l’IMSA : trois titres décernés avant le départ, une course d’usure marquée par les abandons des deux Acura et de la Porsche de Laurin Heinrich, un final sous la pluie entre Porsche et BMW à 1,2 secondes, et les deux Cadillac du Wayne Taylor Racing au contact des vainqueurs. Quant à la n°31, elle rejoindra le garage avec le sourire en coin : les trophées, eux, étaient déjà dans la remorque

Bilan : une saison historique pour Cadillac

Ce Petit Le Mans clôt une saison en or pour Cadillac en IMSA : 9 podiums sur les 9 courses disputées, 3 victoires consécutives (Detroit, Watkins Glen et Road America). Ces succès sont d’abord à mettre au crédit de la remarquable régularité de la n°31 (six podiums consécutifs, victoire à Detroit, sur les terres natales de la marque, et à Watkins Glen,), qui apporte le doublé titres pilotes/équipes pour Jack Aitken et Action Express Racing, le second en quatre ans pour la structure, et le premier titre GTP pour Jack Aitken, qui avait fait ses débuts en IMSA avec cette même équipe en 2023. L’écurie Wayne Taylor Racing termine la finale sur un podium et une quatrième place qui confirment la bonne forme de ses deux V-Series.R en fin de saison, après une victoire à Road America pour la n°10, et deux 3ème places pour la 40 (Road America et Petit leMans).

 

Bilan IMSA 2026 : Cadillac couronnée triple champion, une saison de régularité et de retour aux sources

Trois titres, une seule recette : la régularité

En s'élançant samedi 3 octobre sur le Michelin Raceway Road Atlanta pour le Motul Petit Le Mans, la Cadillac V-Series.R n°31 d'Action Express Racing ne savait pas encore qu'elle venait de tout gagner. Jack Aitken champion pilotes GTP, Action Express Racing champion équipes avec 271 points d'avance, Cadillac champion constructeurs avec 136 points d'avance sur Porsche : jamais un triplé aussi net n'avait été verrouillé avant même le drapeau vert d'une finale. Pour la marque née à Detroit en 1902, dont le nom rend hommage au fondateur de la ville, Antoine de Lamothe-Cadillac, cette saison 2026 restera comme celle du retour au sommet de l'endurance américaine. Retour sur neuf manches qui ont tenu toutes leurs promesses.

Daytona et Sebring : poser des fondations solides

La saison avait pourtant commencé dans la retenue. Aux 24 Heures de Daytona, la n°31 Whelen d'Aitken/Bamber/Vesti/Zilisch prenait une solide deuxième place, mais la n°10 Wayne Taylor Racing abandonnait sur problème mécanique – le premier d'une série qui allait handicaper l'écurie floridienne. À Sebring, le même scénario se répétait : la n°31 montait sur le podium (3ème), la n°40 de Delétraz/J. Taylor/Herta engrangeait les points (6ème), tandis que la n°10 était disqualifiée pour un problème technique. Cadillac n'avait pas encore gagné, mais la n°31 faisait déjà ce qui allait devenir sa signature : être là, à chaque fois, dans le haut du classement. Face à elle, un adversaire inattendu s'affirmait : Laurin Heinrich, le pilote Porsche qui ne devait à l'origine disputer que les manches d'endurance, et qui empilait les victoires avec un aplomb déconcertant.

Long Beach : le podium des occasions manquées

Le Grand Prix de Long Beach, disputé le même week-end que les 6 Heures d'Imola en WEC, a confirmé la compétitivité naissante des V-Series.R sur un circuit urbain exigeant. En essais, la n°10 d'Albuquerque accrochait le 3ème temps de la première séance (1:13.402, à 0,162s de la Porsche n°5 de Heinrich), avant que la n°31 ne se classe 2ème de la seconde séance à seulement 0,046s de la BMW n°24 de Vanthoor (1:12.330). En qualifications, Louis Delétraz plaçait la n°40 en 3ème position (1:11.833, à 0,207s de la pole de Nick Yelloly sur Acura, en 1:11.626 à 159,17 km/h), juste devant Aitken (4ème).

La course, chaotique, a été marquée par quatre neutralisations. Jack Aitken s'est battu pour la deuxième place derrière l'Acura n°93, a même pris provisoirement la tête après un safety car, avant que Yelloly ne repasse devant grâce à une stratégie d'arrêts optimisée. Frederik Vesti, en fin de course, n'a pu menacer le vainqueur et franchissait la ligne 2ème à 0,818s – le meilleur tour de la n°31 (1:13.067) ne laissant qu'à regretter le manque de puissance pure dans les duels. La n°40 terminait 8ème (+6,022s), la n°10 10ème à trois tours. Trois courses, trois podiums pour la n°31, zéro victoire : Cadillac était le meilleur challenger du championnat, mais pas encore son maître.

Laguna Seca : la frustration, encore et toujours

Sur le tracé californien, Cadillac avait pourtant tout d'une équipe en état de grâce. Louis Delétraz arrachait la pole position au volant de la n°40 en 1:13.221 (159,66 km/h de moyenne), devant Jack Aitken en première ligne (1:13.501), et les V-Series.R dominaient les essais libres. Mais en course, la n°31 allait connaître la frustration de sa saison : leader à l'entame du dernier tour, elle se faisait dépasser par la Porsche de Heinrich pour échouer à 0,758s de la victoire. La n°10 abandonnait après 25 tours, la n°40 reculait au 10ème rang. Le meilleur tour en course signé par Aitken (1:15.315, 155,63 km/h) ne console personne : le premier rang restait hors de portée.

Detroit : la délivrance sur la terre des origines

C'est sur le circuit urbain de Detroit que tout s'est débloqué, et le symbole était beau : la marque de GM remportait sa première victoire de la saison à quelques mètres des bureaux de ses dirigeants, dans la ville où Henry Leland avait fondé la Cadillac Motor Car Company en 1902. Earl Bamber signait la pole en 1:05.313 (139,49 km/h), battant le record du tracé, avec Louis Delétraz à ses côtés sur une première ligne 100% Cadillac. En course, Bamber et Aitken menaient de bout en bout, résistaient aux neutralisations et s'imposaient avec 6,023 secondes d'avance sur la BMW n°25, pendant que la n°10 de R. Taylor/Albuquerque complétait le podium (3ème) et que la n°40 terminait 6ème. « Gagner ici, à Detroit, devant tout le monde de GM, c'est énorme », lâchait Aitken. Le pilote britannique prenait du même coup la tête du championnat pilotes – il ne devait plus jamais la quitter.

Watkins Glen : la confirmation, avec autorité

Trois semaines plus tard, les 6 Heures de Watkins Glen ont prouvé que Detroit n'était pas un coup d'éclat isolé. Jack Aitken décrochait la pole position en 1:31.284 (216,52 km/h de moyenne), devant l'Acura n°60 de Blomqvist (+0,197s) et la Cadillac n°40 de Delétraz (+0,203s) – encore un avant-goût de la puissance du camp Cadillac. La course, ponctuée de Full Course Yellows à répétition et d'un contact entre Earl Bamber et une Ferrari GT dans les Esses à 1h30 de la fin, a basculé sur le dernier arrêt de la n°31, le plus rapide de la course : Aitken reprenait la tête dans les vingt dernières minutes et s'imposait avec 11,166 secondes d'avance sur l'Acura n°93, après 182 tours. La n°40 finissait 4ème (+44,462s) avec le meilleur tour de l'équipage par Delétraz (1:35.015), la n°10 7ème (+43,600s). Deux victoires en deux courses, meilleur tour en course pour Aitken (1:34.967, 208,19 km/h) : la n°31 était lancée.

Road America : la revanche de Wayne Taylor Racing, le cauchemar de la n°31

Le rendez-vous du Wisconsin, fin août, a offert le week-end le plus contrasté de la saison Cadillac. Sous la pluie du samedi, Jordan Taylor avait déjà impressionné en signant le meilleur tour de la seconde séance d'essais avec la n°40 (2:07.647), avant que les qualifications ne soient verrouillées par les Acura (Yelloly en pole, 1:49.233, soit 214,63 km/h), avec Delétraz 4ème, Aitken 6ème et Albuquerque 7ème. En course, tout a basculé à 1h30 de la fin : Albuquerque, 3ème, dépassait Aitken au virage 1 au lendemain d'un redémarrage, prenait la tête peu après, et un dernier arrêt joué à la seconde juste avant une neutralisation lui offrait la victoire sur un plateau – mettant fin à 792 jours de disette pour la n°10. La n°40, malgré un passage par la voie des stands et une pénalité de 60 secondes pour conduite dangereuse, remontait à la 3ème place du podium.

La n°31, elle, a vécu l'une des courses les plus frustrantes de l'année. En tête du championnat avec plus de 200 points d'avance, Aitken a d'abord accroché la Porsche de Felipe Nasr au virage 6 – sans sanction, au grand dam du paddock – avant qu'un nouveau contact, dans les derniers instants, dans la bataille pour la 2ème place contre Kévin Estre, n'envoie les deux voitures dans les murs de pneus et ne fasse finir la course sous voiture de sécurité. Classée 9ème de la catégorie, la n°31 voyait son avance fondre à 108 points sur Heinrich à deux manches de la fin. « C'est la course. Parfois, ça ne tourne pas en votre faveur », soufflait Bamber. Troisième victoire Cadillac de la saison malgré tout : après Detroit et Watkins Glen, c'était désormais Wayne Taylor Racing qui goûtait au succès.

Indianapolis : la machine à podiums se remet en marche

La n°31 a réagi comme une championne. À l'Indianapolis Motor Speedway, Aitken se qualifiait en première ligne (2ème à +0,301s de la pole de Blomqvist en 1:14.674, 189,24 km/h) et livrait une course de gestion exemplaire, menant une grande partie de l'épreuve avant de s'incliner dans les derniers instants face à la BMW n°24 de Van der Linde (2ème à +2,926s). La n°40 prenait la 4ème place (+25,396s), la n°10 la 6ème (+38,085s). La statistique disait tout : la n°31 alignait les podiums avec une constance que ni Porsche, ni BMW, ni Acura n'avaient su approcher, et l'écart sur Heinrich reprenait son envol : 147 points à l'abord de la finale.

Petit Le Mans : le triplé avant la course, le podium après

Restait à conclure, ou plutôt à sceller, puisque les qualifications de vendredi ont décidé du championnat. Sous la pression d'Heinrich, Aitken sortait un dernier tour héroïque en 1:10.171 (209,72 km/h) pour arracher la quatrième place sur la grille, pendant que son rival ne faisait mieux que septième – soit 151 points d'avance, un de plus que le maximum théoriquement récupérable. « Ça fait un an qu'on se bat, et c'est un peu surréel d'avoir fait ça avant la course », souriait-il. Le samedi, en s'élançant pour dix heures sur une piste qui finirait humide, la n°31 offrait les trois titres à Cadillac, Aitken et Action Express – le second titre GTP de la structure en quatre ans, et le premier pour le Britannique qui avait débuté en IMSA avec cette même équipe en 2023.

La course elle-même a offert aux Cadillac Wayne Taylor Racing une belle conclusion. La n°40 de Taylor/Delétraz/Herta montait sur le podium (3ème à +8,630s de la Porsche n°6 victorieuse) et la n°10 de R. Taylor/Albuquerque/Stevens finissait 4ème à +9,266s, les deux voitures au cœur d'un groupement de quatre autos en moins de dix secondes après dix heures d'épreuve. Seule ombre au tableau : la n°31 s'immobilisait à un quart d'heure de l'arrivée après 356 tours, classée 16ème – une casse sans aucune conséquence sportive, mais un damier manqué pour les nouveaux champions.

Les chiffres d'une saison triomphale

Le bilan chiffré donne la mesure du cru 2026 : trois victoires pour Cadillac (Detroit, Watkins Glen, Road America), huit podiums en neuf manches pour la n°31 dont sept consécutifs à mi-saison, deux poles (Delétraz à Laguna Seca, Aitken à Watkins Glen) et deux records de piste battus en qualifications (Detroit, avec la pole de Bamber). À l'arrivée : 161 points d'avance pour Jack Aitken sur Laurin Heinrich, 271 pour Action Express Racing au championnat équipes, 152 pour Cadillac chez les constructeurs. Aucune écurie n'aura gagné autant de courses que les Cadillac cette saison – et surtout, aucune n'aura marqué aussi régulièrement : dans un championnat où la victoire rapporte 350 points, c'est bien la constance qui a fait la différence.

Et maintenant ?

Cette couronne triple change la perspective du programme Cadillac en endurance. Après la première saison en F1 de Cadillac Formula One Team et le championnat WEC de Cadillac Hertz Team Jota, l'IMSA 2026 prouve que la marque de GM sait désormais gagner sur tous les tableaux de l'endurance mondiale, avec trois voitures capables de victoire – la n°31 championne, la n°10 victorieuse à Road America, la n°40 deux fois sur le podium. Mais 2027 s'annonce avec ses menaces : Porsche et BMW voudront reprendre leurs biens, et Wayne Taylor Racing devra transformer sa vitesse retrouvée en régularité, elle qui a trop souvent payé cher ses abandons et pénalités. Quant à Jack Aitken, désormais champion, il l'assumait déjà avant la finale : à partir de maintenant, toute la grille saura que la Cadillac n°31 est la voiture à battre.

 

Les trois championnats GTP 2026 : la revanche des chiffres

Le championnat des pilotes : Jack Aitken au sommet, Laurin Heinrich l'éternel challenger

Au terme des neuf manches, Jack Aitken (Cadillac Whelen n°31) termine champion des pilotes GTP avec 3 020 points, soit 161 points d'avance sur son dauphin Laurin Heinrich (Porsche Penske n°7, 2 859 points). Le détail manche par manche dit tout de la régularité du Britannique : deuxième à Daytona, troisième à Sebring, deuxième à Long Beach, deuxième à Laguna Seca, puis vainqueur à Detroit et à Watkins Glen. Six courses, six podiums dont deux victoires consécutives. Sa seule performance en retrait – une 8ème place à Road America, conséquence de l'accrochage avec Kevin Estre en fin de course – n'aura finalement coûté que des points statistiques, immédiatement compensés par un nouveau podium à Indianapolis (2ème) et une septième place à Petit Le Mans.

Earl Bamber, son coéquipier sur la n°31, pointe quant à lui au 6ème rang avec 2 672 points, soit 56 points de moins que Jack Aitken : la différence s'explique par son absence à Long Beach, une manche où seule la paire Jack Aitken/Frederik Vesti était engagée. Frederik Vesti, qui a partagé le volant sur les manches d'endurance et quelques courses supplémentaires (Daytona, Sebring, Long Beach, Watkins Glen, Road America, Petit Le Mans), achève la saison au 23ème rang avec 1 931 points. Chez Wayne Taylor Racing, Louis Delétraz et Jordan Taylor (n°40) terminent ex æquo en 11ème position avec 2 556 points, tandis que Filipe Albuquerque et Ricky Taylor (n°10) pointent 16ème avec 2 448 points. La hiérarchie interne est claire : trois équipages Cadillac dans le top 16, mais la n°31 nettement au-dessus du lot.

Le cas de Laurin Heinrich mérite un hommage appuyé : l'Allemand, qui ne devait disputer que les manches d'endurance, a terminé toutes ses courses dans les points avec notamment deux victoires (Daytona, Sebring), une deuxième place à Road America et une troisième à Indianapolis. 2 859 points en neuf courses, c'est le total d'un vice-champion entièrement mérité – il manquait simplement une voiture capable de répondre à la régularité de la n°31 sur l'ensemble de la saison. Derrière ces trois-là, Nick Yelloly et Renger van der Zande (Acura n°93) complètent le podium pilotes avec 2 723 points, récompensés notamment par leur victoire à Long Beach et leur deuxième place à Watkins Glen.

Le championnat des équipes : Action Express impériale, Wayne Taylor Racing complémentaire

Au classement des équipes, la domination de la n°31 Cadillac Whelen d'Action Express Racing est écrasante : 3 020 points, soit 297 points d'avance sur la n°93 Acura du Meyer Shank Racing (2723) et 311 sur la Porsche n°6 du Penske Motorsport (2709). Sur neuf manches, la n°31 a signé six podiums et deux victoires, et une seule sortie du top 8 – à Road America. Aucune autre écurie du plateau n'a présenté un aussi faible écart entre le meilleur et le pire résultat : la régularité a fait la différence, dans un championnat où une onzième place coûte environ 150 points.

Le classement confirme aussi la complémentarité du dispositif Cadillac. La n°40 Wayne Taylor Racing termine 6ème avec 2556 points, avec une deuxième partie de saison remarquable (3ème à Road America, 4ème à Indianapolis, 3ème à Petit Le Mans), tandis que la n°10 WTR prend la 9ème place avec 2 448 points. Pour la n°10, le total masque une trajectoire en deux actes : un début de saison calamiteux (11ème à Daytona, 11ème à Sebring, 10ème à Long Beach, 11ème à Laguna Seca, disqualifications et abandons compris), puis une remontée spectaculaire entamée à Detroit (3ème) et couronnée par la victoire à Road America. Sans ce premier tiers de saison manqué, la n°10 aurait été en mesure de se mêler à la lutte pour le top 5 du classement équipes.

Autre enseignement du classement équipes : la belle prise de pouvoir du JDC-Miller MotorSports sur la Porsche n°5, 7ème avec 2 525 points, devant les deux Acura (n°93 2ème, n°60 8ème). Les 11 GTP engagées ont toutes marqué dans le top 5 au moins une fois, signe d'un plateau équilibré (grâce à l’équilibrage des performances (balance of performance)) – mais où une seule écurie a su marquer dans le top 2 avec cette constance : la Cadillac Whelen n°31.

Le championnat des constructeurs : Cadillac devant Porsche, un duel à distance

Chez les constructeurs, Cadillac décroche le titre avec 8 024 points, en additionnant les résultats de ses trois voitures : 3 020 (n°31) + 2 556 (n°40) + 2 448 (n°10). Porsche suit avec 7 872 points (2 709 + 2 638 + 2 525), soit 152 points de retard sur la marque aux lauriers. Derrière, le fossé se creuse : Acura pointe à 5 188 points, BMW à 4 988, et Aston Martin ferme la marche avec 2 242 points pour la unique Valkyrie engagée.

La lecture de ce classement est double. D'abord, Cadillac et Porsche ont été les seules à aligner trois voitures : le cumul explique mécaniquement une partie de l'écart – la n°40 et la n°10 totalisent à elles deux 5 004 points, soit davantage que l'ensemble du parc Aston Martin et Acura combiné par écurie. Ensuite, ce triplé est aussi le fruit d'une politique assumée : là où Porsche a réparti ses forces sur trois équipes (Penske n°6, Penske n°7, JDC-Miller n°5) et BMW sur deux (WRT n°24 et n°25), Cadillac a couvert l'ensemble du plateau avec Whelen/Action Express pour le championnat et Wayne Taylor Racing pour les points d'appui. Cette stratégie a payé : même sans la n°31, les deux WTR (5 004 points cumulés) auraient placé Cadillac devant Acura, mais derrière Porsche – preuve que le titre constructeur s'est joué sur la performance de la voiture championne autant que sur sa quantité d'engagements.

Ce que les chiffres ne disent pas

Un dernier chiffre résume la saison : la n°31 a marqué 3 020 points en neuf courses, soit une moyenne de 336 points par manche, dans un système où la victoire en vaut 350. Autrement dit, Jack Aitken, Earl Bamber et Frederik Vesti ont disputé la saison entière comme si chaque course s'était terminée par une victoire ou un podium serré. C'est cette constance – plus encore que les victoires de Detroit et de Watkins Glen – qui a fait de Cadillac la championne 2026 dans les trois tableaux. Et c'est elle qui fixera la hauteur de la barre pour 2027, quand Porsche, BMW et d’autres reviendront avec l'ambition de mettre fin à ce règle de régularité.