Cadillac Racing en IMSA
Une saison 2026 sous le signe de la continuité et de l’innovation
À l’aube de la saison 2026 du championnat IMSA WeatherTech SportsCar, Cadillac Racing se positionne comme un acteur majeur avec une préparation minutieuse, des évolutions techniques marquantes et une stabilité remarquable dans ses équipes et ses pilotes. Après une année 2025 riche en enseignements, la marque états-unienne mise sur l’expérience, la jeunesse et l’innovation pour conquérir les sommets.
1. Les écuries : Stabilité et expertise
Cadillac s’appuie sur deux écuries phares pour défendre ses couleurs en 2026 :
- Cadillac Whelen (Action Express Racing) :
L’écurie, connue pour sa rigueur et son professionnalisme, conserve son trio de choc : Jack Aitken, Earl Bamber et Frederik Vesti. Ce dernier, en pleine ascension, endossera à nouveau le rôle de pilote pour les épreuves d’endurance. L’équipe a brillé en 2025 avec deux victoires consécutives à Indianapolis et Petit Le Mans, prouvant sa capacité à performer sous pression.
- Cadillac Wayne Taylor Racing (WTR) :
L’écurie de Wayne Taylor mise sur la continuité avec deux équipages confirmés :
-
- Ricky Taylor et Filipe Albuquerque dans la voiture n°10, rejoints par Will Stevens pour les épreuves d’endurance.
- Jordan Taylor et Louis Delétraz dans la voiture n°40, avec Colton Herta comme renfort pour les courses longues (Daytona, Sebring, Petit Le Mans). Herta, star montante de l’IndyCar et pilote de réserve en F1 pour Cadillac, apporte une touche de fraîcheur et d’ambition à l’équipe.
2. Les pilotes : Un mélange d’expérience et de talents émergents
Cadillac a su allier l’expérience et la jeunesse pour composer des équipages compétitifs :
- Jack Aitken et Earl Bamber (Cadillac Whelen) :
Ce duo a démontré une complémentarité parfaite en 2025, avec une deuxième place au championnat pilotes GTP. Leur expérience et leur régularité seront des atouts majeurs pour 2026.
- Colton Herta (WTR) :
À seulement 25 ans, Herta rejoint l’écurie pour les épreuves d’endurance. Son palmarès en IndyCar (9 victoires) et son passage en F2 en 2026 en font un pilote à suivre. Son adaptation au Cadillac V-Series.R et à l’endurance sera l’un des enjeux de la saison.
- Connor Zilisch (Cadillac Whelen) :
Révélation de l’année, Zilisch, 19 ans, rejoint l’équipe pour les 24 Heures de Daytona après une saison 2025 marquée par une défaite cruelle en NASCAR Xfinity Series. Son talent précoce et son expérience en endurance (victoires en LMP2 à Daytona et Sebring en 2024) en font un atout surprise pour Cadillac.
- Les autres piliers :
Filipe Albuquerque, Ricky Taylor, Jordan Taylor et Louis Delétraz apportent une stabilité technique et une connaissance approfondie de la V-Series.R, tandis que Will Stevens et Frederik Vesti complètent les équipages avec brio.
3. La voiture : Le Cadillac V-Series.R, une évolution majeure
Pour 2026, Cadillac déploie une version révisée de sa V-Series.R, avec des améliorations aérodynamiques et mécaniques significatives :
- Évolutions aérodynamiques :
- Suppression des ailettes avant et des diveplanes pour optimiser l’appui et réduire la traînée.
- Modification du splitter avant et des jupes latérales pour améliorer l’efficacité aéraulique.
- Aileron arrière abaissé et simplification des caches de roues arrière pour un meilleur équilibre.
- Moteur et hybridation :
Le V8 5.5L atmosphérique, couplé à un système hybride, reste le cœur de la V-Series.R. Les ingénieurs ont travaillé sur l’optimisation de la gestion de l’énergie et de la fiabilité, notamment après les enseignements tirés des tests de novembre 2025 à Daytona.
- Tests et validation :
Les essais de novembre ont permis de valider les évolutions, avec des performances encourageantes. La voiture a tourné sans encombre, malgré quelques ajustements nécessaires. Les pilotes ont salué les progrès en termes de tenue de route et de réactivité.
4. Les tests : Un hiver productif
Les essais officiels et privés ont été déterminants pour peaufiner la préparation :
- Essais de novembre 2025 :
Cadillac a dominé les débats avec des temps compétitifs, malgré la concurrence acharnée d’Acura et de Porsche. Les pilotes ont accumulé des kilomètres précieux, notamment Zilisch et Herta, qui découvraient la V-Series.R.
- Essais privés à Austin, Circuit Of The America (décembre 2025) :
Une session supplémentaire a permis à Zilisch de s’adapter aux spécificités de la voiture et de renforcer la cohésion d’équipe.
- Roar Before The 24 (janvier 2026) :
Dernière ligne droite avant les 24 Heures de Daytona, cet événement sera crucial pour affiner les réglages et la stratégie de course.
5. Objectifs 2026 : Victoires et titre en ligne de mire
Avec une préparation solide, Cadillac vise haut pour 2026 :
- Remporter les 24 Heures de Daytona, une épreuve mythique où la marque a déjà brillé.
- Lutter pour le titre GTP, après une saison 2025 prometteuse mais inaboutie.
- Développer de jeunes talents comme Zilisch et Herta, tout en capitalisant sur l’expérience de ses vétérans.
Gary Nelson (Action Express Racing) résume l’ambition du team :
« Après une fin de saison 2025 en apothéose, nous voulons poursuivre sur cette dynamique. L’équipe est sereine, les pilotes sont motivés, et la voiture a évolué dans le bon sens. 2026 s’annonce comme une année passionnante. »
Conclusion : Cadillac, un géant en marche
Avec des écuries expérimentées, des pilotes talentueux et une voiture optimisée, Cadillac aborde la saison 2026 avec confiance et détermination. La marque états-unienne a tous les atouts pour briller en IMSA, entre tradition et innovation. Les 24 Heures de Daytona (24-25 janvier) seront le premier test grandeur nature de cette préparation ambitieuse.
Reste à savoir si la V-Series.R et ses équipages sauront transformer l’essai face à une concurrence toujours plus relevée.
Cadillac en forme avant les 24 Heures de Daytona : Analyse des essais du Roar Before The 24

À une semaine des 24 Heures de Daytona 2026, les équipes Cadillac ont montré une compétitivité retrouvée lors des essais du Roar Before The 24, du 16 au 18 janvier. Après une saison 2025 en demi-teinte, les V-Series.R ont brillé par leur régularité et leur vitesse, confirmant les progrès réalisés pendant l’intersaison. Retour sur les performances des Cadillac et leurs ambitions pour la course.
1. Des chronos encourageants, une progression constante
Dès la première session du Roar, les Cadillac Wayne Taylor Racing (WTR) et Whelen/Action Express Racing se sont placées dans le top 5 du classement GTP, prouvant leur capacité à rivaliser avec les Porsche et BMW.
- Session 1 :
Les deux WTR Cadillac (n°10 et n°40) se classent 4ème et 5ème, derrière les Porsche Penske mais devant les BMW et Acura. Un début prometteur, même si les écarts restent serrés (moins d’1 seconde entre les 11 GTP).
- Session 4 (17 janvier, après-midi) :
Filipe Albuquerque (n°10 WTR) signe le meilleur temps de la session (1m36.731s), devançant la Porsche n°6 de Laurens Vanthoor. Une performance qui souligne l’efficacité des réglages et de la nouvelle aérodynamique.
« Nous évoluons bien avec la voiture. Elle est très agréable à conduire, surtout la nuit. » — Filipe Albuquerque
- Session 5 (17 janvier, soirée) :
Colton Herta (n°40 WTR) et Will Stevens (n°10 WTR) se classent 2ème et 3ème, à moins de 0,2s de la Porsche de tête. Une confirmation de la compétitivité en conditions nocturnes, cruciales pour les 24 Heures.
2. Les forces en présence : Équipages et stratégie
Cadillac aligne trois voitures pour Daytona, avec des équipages expérimentés et des jeunes talents :
|
Écurie |
Voiture |
Pilotes |
Points forts |
|
Wayne Taylor Racing |
10 |
Ricky Taylor, Filipe Albuquerque, Will Stevens |
Régularité, expérience en endurance |
|
40 |
Jordan Taylor, Louis Delétraz, Colton Herta |
Dynamique, adaptabilité |
|
|
Whelen/Action Express |
31 |
Jack Aitken, Earl Bamber, Frederik Vesti, Connor Zilisch |
Jeunesse et agressivité |
- Les atouts :
- Continuité : Les équipages des n°10 et n°40 sont inchangés depuis 2025, avec une meilleure compréhension de la V-Series.R.
- Jeunes talents : Colton Herta (IndyCar/F2) et Connor Zilisch (NASCAR) apportent une touche d’audace. Zilisch, malgré son manque d’expérience en GTP, a impressionné par son adaptation rapide.
- Stratégie d’endurance : Les équipes misent sur des relais courts et efficaces, un point clé pour Daytona.
- Les défis :
- Fiabilité : En 2025, des problèmes mécaniques avaient coûté cher à WTR. Les tests ont confirmé une amélioration des freins (Brembo) et de l’aérodynamique, mais la course reste un test ultime.
- Gestion du trafic : Avec 61 voitures en piste, la circulation sera un enjeu majeur. Les pilotes devront être précis et patients.
3. Les évolutions techniques : Une V-Series.R optimisée
Cadillac a introduit plusieurs améliorations majeures pour 2026 :
- Aérodynamique :
- Suppression des diveplanes avant pour réduire la traînée.
- Aileron arrière ajustable, permettant une meilleure adaptabilité selon les conditions.
- Splitter redessiné pour un appui plus stable en virage.
- Freinage :
- Nouveau système Brembo, optimisé pour la gestion des températures et la durabilité.
- Hybridation :
- Amélioration de la récupération d’énergie, cruciale pour les relances après les full course yellows.
« La voiture est plus réactive et plus facile à régler. On a enfin un outil aérodynamique qui nous permet de nous adapter à chaque circuit. » — Ricky Taylor
4. Réactions et ambitions
Les pilotes et responsables se montrent prudents mais ambitieux :
- Louis Delétraz (n°40 WTR) : « 2025 a été une année d’apprentissage. Cette fois, on part pour gagner. La voiture est plus fiable, et on sait comment l’exploiter. »
- Earl Bamber (n°31 Whelen) : « Les essais ont confirmé qu’on est dans le game. Maintenant, il faut transformer ça en résultat sur 24 heures. »
- Wayne Taylor (Team Principal, WTR) : « On ne fait pas de pronostics. On sait qu’on a le potentiel, mais Daytona est une course imprévisible. L’objectif est simple : être là à la fin. »
5. Perspectives pour la course
À l’issue du Roar, Cadillac apparaît comme l’un des favoris, aux côtés de Porsche et BMW. Les points clés pour la victoire :
- Fiabilité : Aucun problème majeur lors des essais, un bon signe.
- Vitesse pure : Les chronos sont là, surtout en conditions nocturnes.
- Équipages solides : Mélange d’expérience et de jeunesse.
Risques :
- La gestion des pneus Michelin sur 24 heures.
- Les aléas mécaniques ou les contacts en piste.
- La concurrence : Porsche Penske (tenant du titre) et BMW WRT seront coriaces.
Conclusion : Cadillac prêt à en découdre
Avec des voitures plus performantes, des équipages motivés et une préparation sans faille, Cadillac aborde les 24 Heures de Daytona 2026 avec un optimisme mesuré. Après une saison 2025 décevante, la marque a tout pour retrouver les sommets.
Cadillac aux 24 Heures de Daytona 2026 : Entre exploit et frustration, un podium qui donne de l’espoir
Les 24 Heures de Daytona 2026 resteront comme une épreuve marquante pour Cadillac, où se sont mêlés l’exploit, avec une deuxième place au général pour la n°31 Whelen/Action Express, et la frustration, après l’abandon prématuré de la n°10 Wayne Taylor Racing. Dans une course épique, marquée par le brouillard, des rebondissements incessants et une lutte sans merci en tête de la catégorie GTP, Cadillac a montré qu’elle pouvait rivaliser avec les meilleurs, tout en subissant les caprices de la mécanique et les aléas de l’endurance.
Une course dominée par Porsche… jusqu’à l’arrivée de Cadillac

Dès le départ, les Porsche Penske (n°6 et n°7) ont imposé leur rythme implacable, menant 375 des 705 tours de la course (53%). Pourtant, dans les deux dernières heures, Cadillac est revenue en force, transformant une épreuve qui semblait jouée en un duel haletant pour la victoire.
La n°31 Whelen/Action Express, pilotée par Jack Aitken, Earl Bamber, Frederik Vesti et Connor Zilisch, a été la révélation de cette fin de course. Partie de loin après une pénalité de 60 secondes pour un feu rouge franchi en sortie de stand par Zilisch pendant l’interruption pour brouillard, l’équipage a remonté tout le peloton pour se battre pour la victoire. Jack Aitken, auteur d’une performance héroïque, a harcelé Felipe Nasr (Porsche n°7) dans les derniers tours, manquant de peu la victoire après une tentative d’attaque musclée à l’intérieur du virage 1, repoussée par le Brésilien.
La n°40 Wayne Taylor Racing, avec Jordan Taylor, Louis Delétraz et Colton Herta, a quant à elle terminé 6ème, après une course discrète mais solide. Herta, en pleine découverte de l’endurance, a confirmé son potentiel, tandis que Delétraz et Taylor ont assuré la régularité nécessaire pour une épreuve aussi longue.
L’abandon cruel de la n°10 WTR : un coup dur pour Albuquerque et Stevens
La déception est venue de la n°10 Wayne Taylor Racing, pilotée par Ricky Taylor, Filipe Albuquerque et Will Stevens. Alors que l’équipage visait le podium, une casse de transmission a mis fin à leur course à mi-parcours, dans un nuage de fumée spectaculaire.
Ce problème mécanique inexplicable a été un coup dur pour l’écurie, d’autant que la voiture avait montré des signes de vitesse lors des essais et des premières heures de course. Ricky Taylor, visiblement déçu, a pointé du doigt un problème de fiabilité récurrent depuis 2025, rappelant que l’endurance est aussi une épreuve de robustesse : « C’est frustrant. On avait la vitesse, on avait la stratégie… et puis ça. L’endurance, c’est aussi ça : parfois, la mécanique vous lâche. »
Cet abandon a relancé les questions sur la préparation des V-Series.R, malgré les progrès en aérodynamique et sur les freins apportés pour 2026.
Connor Zilisch : la révélation du week-end
À seulement 19 ans, Connor Zilisch (n°31 Whelen) a été la révélation de ces 24 Heures. Malgré une pénalité coûteuse en début de course, Zilisch a impressionné par sa maturité et sa vitesse, rivalisant avec des pilotes bien plus expérimentés.
Son adaptation rapide à la Cadillac V-Series.R et sa gestion du trafic ont été saluées par ses coéquipiers. Après des victoires en LMP2 en 2024 et une saison 2025 difficile en NASCAR, Zilisch a prouvé qu’il avait sa place en GTP. Earl Bamber n’a pas tari d’éloges à son sujet : « Connor a un talent naturel pour l’endurance. Il a géré la pression comme un vétéran. »
Analyse technique : des forces et des faiblesses
Cadillac a confirmé à Daytona que les améliorations 2026 portaient leurs fruits. La V-Series.R a montré une meilleure stabilité et une fiabilité globale améliorée, à l’exception de la n°10. Les freins Brembo et l’aérodynamique retravaillée (suppression des diveplanes, aileron arrière ajustable) ont permis une meilleure gestion des relances et une tenue de route optimisée, surtout en conditions nocturnes.
Pourtant, malgré ces avancées, Cadillac a aussi révélé ses limites. La puissance pure reste un point faible face aux Porsche, et la fiabilité mécanique doit encore être parfaite pour espérer remporter les 24 Heures.
Réactions et perspectives pour la suite du championnat
Dans le paddock, les réactions étaient partagées entre fierté et frustration.
Jack Aitken (n°31 Whelen) soulignait que le podium était une victoire morale, mais avouait aussi la déception de ne pas avoir pu battre Nasr dans les derniers tours : « On a tout donné. La voiture était parfaite en fin de course, et l’équipe a fait un travail incroyable pour nous remettre en piste. Dommage de ne pas l’emporter, mais ce podium est une belle récompense. »
Louis Delétraz (n°40 WTR) voyait dans cette course une base solide pour la suite de la saison, malgré un résultat en deçà des attentes : « On a manqué un peu de rythme, mais on sait qu’on a le potentiel. Sebring sera un autre test. »
Du côté de General Motors, Laura Wontrop Klauser voyait dans cette deuxième place un tremplin pour 2026 : « La performance de la n°31 montre qu’on est de retour. On va continuer à travailler pour éliminer les faiblesses. »
Un podium qui donne de l’espoir, malgré tout
Si la victoire a échappé à Cadillac, les 24 Heures de Daytona 2026 auront été riches en enseignements. Entre l’exploit de la n°31, la déception de la n°10 et la révélation Zilisch, la marque a tout pour croire en un championnat prometteur.
La bataille avec Porsche et BMW s’annonce serrée, mais Cadillac a prouvé qu’elle était de retour dans le jeu. Rendez-vous à Sebring pour la suite, où l’équipe devra confirmer cette dynamique et viser enfin la victoire.
Cadillac aux 12 Heures de Sebring 2026 : Entre espoir, déception et une troisième place arrachée
Les 12 Heures de Sebring 2026 resteront comme une épreuve de contrastes pour Cadillac. Entre l’euphorie d’une pole position signée Jack Aitken et la déception d’une disqualification pour la voiture n°10 Wayne Taylor Racing, la marque américaine quitte la Floride avec un podium en poche pour la n°31 Whelen/Action Express, mais aussi des questions persistantes sur sa capacité à rivaliser avec Porsche Penske, intouchable depuis le début de saison.
Un départ prometteur : la pole position d’Aitken

Dès les qualifications, Cadillac a marqué les esprits. Jack Aitken, au volant de la n°31 Whelen, a décroché la pole position avec un chrono de 1m46.153s, à seulement trois dixièmes du record de la piste établi en 2023. Une performance qui a redonné confiance à l’écurie après la deuxième place frustrante obtenue aux 24 Heures de Daytona, où Aitken avait frôlé la victoire face à Felipe Nasr.
Pour Aitken, cette pole était bien plus qu’un simple temps rapide. Elle symbolisait la progression constante de l’équipe depuis 2025, une saison marquée par des hauts et des bas, mais aussi par des victoires significatives à Indianapolis et Road Atlanta. Le pilote britannique, déjà vainqueur à Sebring en 2023, savait que ce circuit bosselé et exigeant serait un test crucial pour la nouvelle version de la V-Series.R, dotée d’un aileron arrière ajustable et d’un système de freinage Brembo revu. Avec ses coéquipiers Earl Bamber et Frederik Vesti, il formait un trio déterminé à transformer cette pole en victoire.
Une course sous la domination de Porsche, gêné cependant par la résistance de Cadillac.
Dès le départ, les Porsche Penske ont imposé leur rythme implacable, menant 241 des 343 tours de la course (70%). Pourtant, Cadillac n’a jamais baissé les bras. La n°31 Whelen, malgré un accrochage sous voiture de sécurité avec la Porsche n°6 qui lui a coûté un aileron arrière, a remonté la pente pour se battre jusqu’au bout. Frederik Vesti, en particulier, a réalisé une remontée spectaculaire, passant de la 9ème place au départ à une position de chasseur de podium.
La n°10 Wayne Taylor Racing, quant à elle, a livré une course solide, avec Ricky Taylor, Filipe Albuquerque et Will Stevens qui ont lutté pour la troisième place jusqu’aux dernières minutes. Leur remontée dans les dernières heures avait de quoi redonner l’espoir à une écurie en quête de réhabilitation après une saison 2025 difficile. Mais la disqualification après la course pour un angle de carrossage non conforme a tout gâché, transformant leur podium en une amère déception.
La n°40, pilotée par Louis Delétraz, Jordan Taylor et Colton Herta, a quant à elle lutté pour le rythme toute la course, terminant 6ème, loin des attentes initiales. Malgré des progrès évidents par rapport à 2025, l’équipage n’a jamais vraiment pu menacer les leaders, confirmant que le chemin vers le sommet reste semé d’embûches.

Des progrès techniques, mais des limites persistantes
Cadillac a confirmé à Sebring que les améliorations 2026 portaient leurs fruits. La V-Series.R a montré une meilleure stabilité sur les bosses légendaires du circuit, grâce à un nouvel aileron arrière ajustable et à une aérodynamique retravaillée. Les freins Brembo, eux, ont tenu la distance, un progrès majeur après les soucis de 2025. Enfin, la gestion des pneus Michelin a été maîtrisée, permettant des doubles relais compétitifs, un atout crucial sur un circuit aussi abrasif que Sebring.
Pourtant, malgré ces avancées, Cadillac a aussi révélé ses limites. La puissance pure reste un point faible face aux Porsche, surtout en relances après les voitures de sécurité. Et si la fiabilité mécanique s’est améliorée, la disqualification de la n°10 pour un réglage technique non conforme rappelle que la précision reste encore un défi à relever.
Des réactions entre frustration et optimisme
Dans le paddock, les réactions étaient partagées. Jack Aitken, malgré la troisième place de la n°31, avouait une certaine frustration face à la domination Porsche, mais aussi une fierté d’avoir lutté jusqu’au bout : « On voulait gagner, mais Porsche était trop fort aujourd’hui. Le podium est une bonne récompense pour l’équipe, et ça montre qu’on progresse. »
Louis Delétraz, lui, reconnaissait que la n°40 avait manqué de rythme par rapport aux leaders, mais soulignait aussi les progrès réalisés depuis 2025 :« Sebring est un circuit difficile, et on a limité les dégâts. On apprend vite avec cette voiture, et ça va payer. »
Du côté de General Motors, Laura Wontrop Klauser voyait dans ce podium une preuve de compétitivité, malgré la déception de la disqualification : « La troisième place de la n°31 montre qu’on est dans le jeu. On va analyser ce qui n’a pas marché pour la n°10 et rebondir. »
Porsche invaincu en Floride : un défi de taille pour Cadillac
Avec un doublé Daytona-Sebring, Porsche Penske a assez sa domination sur l’IMSA en 2026. Pour Cadillac, le défi est clair : trouver la puissance et la régularité pour rivaliser avec les 963, tout en évitant les erreurs stratégiques qui ont coûté cher à Sebring.
La troisième place de la n°31 est un signe encourageant, mais la marque sait qu’elle doit faire mieux pour briser l’hégémonie Porsche. Les prochaines étapes, à commencer par le Grand Prix de Long Beach, seront cruciales pour confirmer cette progression.
Et maintenant ? Long Beach en ligne de mire
La saison est encore longue, et Cadillac a tout pour jouer les trouble-fête. À Long Beach, un circuit urbain et technique, l’équipe devra montrer qu’elle peut s’adapter et viser la victoire. Frederik Vesti, qui devra assumer seul en l’absence d’Earl Bamber (engagé en WEC), aura une responsabilité accrue. Quant à Wayne Taylor Racing, après deux courses décevantes, l’objectif sera clair : retrouver la compétitivité qui a fait sa réputation.
Si Porsche reste la référence, Cadillac a prouvé à Sebring qu’elle était de retour dans la bataille. Rendez-vous à Long Beach pour savoir si la marque peut franchir un cap supplémentaire.
Cadillac à Long Beach 2026 : Entre ambition et réalité, un week-end de progrès et de frustration
Le Grand Prix de Long Beach 2026 marquait une étape cruciale pour Cadillac Racing dans le championnat IMSA WeatherTech SportsCar. Après des podiums encourageants à Daytona et à Sebring, les équipes Whelen/Action Express et Wayne Taylor Racing arrivaient en Californie avec l’objectif clair de battre Porsche Penske et de confirmer leur progression. Pourtant, malgré des performances solides et une deuxième place en course pour la n°31, le week-end a aussi révélé les limites persistantes des Cadillac V-Series.R face à une concurrence toujours plus affûtée.
Des objectifs ambitieux pour un circuit exigeant
Long Beach, avec son tracé urbain de 3,167 km et ses murs proches, est un circuit où la précision et la confiance en la voiture sont essentielles. Pour Cadillac, l’enjeu était double : réduire l’écart avec Porsche après les ajustements de la Balance des Performances (BoP) qui avaient alourdi de 45 kg les 963 kg de la voiture, et tirer profit des mises à jour 2026 (aérodynamique, freins Brembo, gestion des pneus Michelin).
La Cadillac Whelen n°31, pilotée par Jack Aitken et Frederik Vesti (remplaçant Earl Bamber, engagé en WEC aux 6 heures d’Imola), affichait une ambition claire : remporter la première victoire de la saison après deux podiums consécutifs. La voiture arborait d’ailleurs une livrée spéciale en hommage aux forces de l’ordre américaines, en partenariat avec le National Law Enforcement Officers Memorial Fund.

Pour Wayne Taylor Racing, l’objectif était tout aussi pressant : effacer les déceptions de Daytona et de Sebring et retrouver le chemin de la victoire. Avec Ricky Taylor, Filipe Albuquerque et Louis Delétraz, l’écurie misait sur l’expérience de ses pilotes et les progrès mécaniques de la V-Series.R.
Essais libres : Des Cadillac dans le peloton de tête, mais un léger déficit
Dès la première séance d’essais, les Cadillac ont montré qu’elles pouvaient lutter pour les premières places. Filipe Albuquerque (n°10 WTR) a signé le 3ème temps en 1 mn 13,402 s, à seulement 0,162 s du meilleur temps établi par Laurin Heinrich (Porsche JDC-Miller). Jack Aitken (n°31 Whelen) suivait de près en 5ème position (1 mn 13,462 s), confirmant la compétitivité des V-Series.R sur ce type de circuit.
Pourtant, un léger déficit se dessinait déjà : les Porsche (n°6 et n°7) et les BMW (n°24 et n°25) semblaient plus à l’aise dans les secteurs techniques, notamment dans le virage 11, où les Cadillac perdaient quelques dixièmes. La vitesse moyenne des Porsche (158,3 km/h contre 157,0 km/h pour les Cadillac) trahissait une supériorité en accélération et en sortie de virage.
En deuxième séance, les Cadillac ont progressé, avec Jack Aitken qui a porté la n°31 en 2ème position (1 mn 12,330 s), à seulement 0,046 s du meilleur temps signé par Dries Vanthoor (BMW WRT). La n°40 WTR de Louis Delétraz pointait en 8ème position (1 mn 12,926 s), tandis que la n°10 de Ricky Taylor fermait la marche en GTP (1 mn 13,038 s).
Ces chronos serrés laissaient présager une qualification disputée, mais aussi une course ouverte où la stratégie et la gestion du trafic seraient déterminantes.
Qualifications : Un bon positionnement, mais pas de pole
La séance de qualifications a confirmé que Cadillac pouvait jouer les premiers rôles, sans pour autant dominer. Louis Delétraz a réalisé un exploit en plaçant la n°40 WTR en 3ème position sur la grille, avec un temps de 1 mn 11,833 s (158,692 km/h), à seulement 0,207 s de la pole position décrochée par Nick Yelloly (Acura MSR, 1 mn 11,626 s).
Jack Aitken a quant à lui qualifié la n°31 Whelen en 4ème position (1 mn 11,844 s), à 0,218 s du meilleur temps. La n°10 WTR de Filipe Albuquerque a complété la présence de Cadillac dans le top 10 avec une 9ème place (1m12.101s).
Si les Cadillac étaient dans la course, elles manquaient encore ce petit quelque chose pour battre les Acura et les BMW en une seule tentative. Frederik Vesti, qui découvrait Long Beach, soulignait néanmoins la progression de l’équipe : « C’est génial de revenir sur un circuit urbain. J’ai toujours aimé les traçés comme celui-ci, et la voiture se comporte bien. Si on a le rythme et qu’on est audacieux, on peut dépasser. »
Course : Une deuxième place pour la n°31, mais des regrets pour WTR
La course de 100 minutes a été riche en rebondissements, avec quatre neutralisations qui ont bouleversé la hiérarchie. Jack Aitken (n°31 Whelen) a mené une partie de l’épreuve après avoir profité d’un ralentissement de Nick Yelloly (Acura MSR) dans le trafic. Pourtant, une stratégie d’arrêts au stand moins optimale et un retour en piste derrière l’Acura après la dernière neutralisation ont coûté la victoire à Cadillac.
La n°31 a finalement terminé 2ème, à 0,818 s de l’Acura victorieuse, signant un nouveau podium et confirmant sa régularité. Frederik Vesti, qui a pris le relais d’Aitken, a lutté jusqu’au bout, mais n’a pas pu menacer Roger van der Zande dans les derniers tours.
Du côté du Wayne Taylor Racing, la déception était palpable. La n°40 de Louis Delétraz et Jordan Taylor a terminé 8ème, tandis que la n°10 de Ricky Taylor et Filipe Albuquerque a abandonné après un accident au virage 5, conséquence d’une erreur de pilotage sous pression.
Ricky Taylor résumait la frustration de l’équipe : « On avait la vitesse, mais pas la chance aujourd’hui. Long Beach est un circuit où une petite erreur se paie cher. »
Bilan : Des progrès, mais Porsche et BMW restent devant
À l’issue du week-end de Long Beach, Cadillac peut tirer plusieurs enseignements :
- La n°31 Whelen confirme sa régularité avec un 3ème podium en 3 courses, mais manque encore de vitesse pure pour battre Porsche en qualification et en course.
- Les mises à jour 2026 (aérodynamique, freins, pneus) fonctionnent, mais l’écart en accélération et en sortie de virage persiste face aux Porsche 963 et aux BMW M Hybrid V8.
- Wayne Taylor Racing peine à trouver son rythme : après l’abandon de la n°10 et la 8ème place de la n°40, l’écurie doit retrouver sa compétitivité avant Laguna Seca.
Frederik Vesti et Jack Aitken quittent Long Beach avec le sourire, mais aussi la certitude qu’il faudra travailler encore pour remporter une victoire. Laura Wontrop Klauser, responsable du programme Cadillac Racing, reste optimiste : « On est dans le top 3 à chaque course, c’est un bon signe. Maintenant, il faut transformer ces podiums en victoires. »
Prochaine étape : le StubHub Monterey SportsCar Championship à Laguna Seca (3 mai 2026), où Cadillac devra confirmer sa progression sur un circuit plus technique et plus physique. La bataille avec Porsche et BMW est loin d’être terminée.
Cadillac Racing à Laguna Seca : Entre domination en qualifications et déception en course

Le week-end à Laguna Seca a été riche en émotions pour les équipes Cadillac Racing. Avec des objectifs clairs — confirmer leur compétitivité en qualifications et viser la victoire en course — les écuries Wayne Taylor Racing (WTR) et Whelen/Action Express ont montré des performances prometteuses, avant de vivre une course pleine de rebondissements.
1. Les objectifs pour le week-end : Viser la pole et la victoire
Après des débuts de saison encourageants (podiums à Daytona et à Sebring), Cadillac arrivait à Laguna Seca avec l’ambition de dominer les débats. Les évolutions apportées à la V-Series.R (aérodynamique retravaillée, freinage Brembo optimisé) devaient permettre de rivaliser avec Porsche, jusqu’ici intouchable en 2026.
Les pilotes Louis Delétraz (WTR n°40) et Jack Aitken (Whelen n°31) étaient particulièrement confiants, après des essais hivernaux concluants. Delétraz, déjà vainqueur à Laguna Seca en LMP2 en 2022, visait un doublé pole-victoire, tandis qu’Aitken, en forme depuis le début de saison, espérait confirmer sa régularité.
2. Essais libres : Cadillac en tête, mais Porsche et BMW dans le rétro
Dès la première séance d’essais libres, Cadillac a marqué les esprits en réalisant un triplé en tête : Louis Delétraz (WTR n°40) signe le meilleur temps en 1 mn 14,443 s (108,387 mph), devant son coéquipier Filipe Albuquerque (WTR n°10, 1 mn 14,893 s, +0.560s) et Jack Aitken (Whelen n°31, 1 mn 15,026 s, +0.693s). La Porsche Penske n°6 (Kévin Estre) est 4ème à 0,697 s, tandis que la BMW WRT n°24 (Dries Vanthoor) pointe à 1,309 s.
Dans la deuxième séance d’essais libres, Cadillac confirme sa supériorité : Delétraz (WTR n°40) améliore son temps en 1 mn 14,183 s (108,606 mph), meilleur temps du week-end, Aitken (Whelen n°31) reste 3ème en 1 mn 14,688 s (+ 0,505 s). En revanche, Filipe Albuquerque (WTR n°10) chute à la 6ème place avec un temps de 1 mn 15,078 s.
L’écart se réduit avec la concurrence : la BMW WRT n°24 (Vanthoor) se rapproche à 0,183 s et prend la 2ème position, tandis que la Porsche Penske n°6 (Estre) est 11ème à 1,471 s.
3. Qualifications : Un doublé Cadillac en première ligne

Samedi, Louis Delétraz (WTR n°40) confirme sa maîtrise du circuit en décrochant la pole position avec un tour en 1 mn 13,221 s, soit 0,280 s devant Jack Aitken (Whelen n°31, 1 mn 13,501 s). Cette première ligne 100% Cadillac constitue une performance historique pour la marque, qui place ses deux voitures devant les Acura, les BMW et les Porsche. Les écarts sont toutefois très serrés : les 7 premiers sont groupés en moins de 0,855 s, preuve d’une concurrence acharnée. Filipe Albuquerque (WTR n°10) est d’ailleurs en 7ème position.
4. Course : Une victoire qui échappe à Cadillac
Dimanche, la course a été palpitante, mais cruelle pour Cadillac. Le départ a été idéal : Delétraz (WTR n°40) mène les premières tours, puis Jack Aitken (Whelen n°31) prend la tête après 25 minutes en dépassant son rival dans la courbe Andretti. Malheureusement, la Cadillac WTR n°10 (Ricky Taylor/Filipe Albuquerque) abandonne après 25 tours sur problème mécanique, une nouvelle déception pour l’écurie. L’équipage Aitken/Bamber (Whelen n°31) contrôle ensuite la course, jusqu’à ce que Laurin Heinrich (Porsche JDC-Miller n°5) revienne en force dans les 5 dernières minutes. Le dernier tour est dramatique pour Cadillac : Heinrich dépasse Earl Bamber (Whelen n°31) dans le virage 4 et s’impose avec 0,758 s d’avance. La Cadillac WTR n°40 (Taylor/Delétraz) termine en 10ème position à 1 mn 07,604 s.

5. Bilan : Des progrès, mais des regrets
- Points positifs :
- Double pole position pour Cadillac (Delétraz et Aitken).
- 2ème place en course pour la Whelen n°31, à moins d’une seconde de la victoire.
- Vitesse pure : Les Cadillac étaient aussi rapides que les Porsche en qualifications et en course (meilleur tour en 1 mn 15,315 s pour Aitken contre 1 mn 15,801 s pour Heinrich en course).
- Fiabilité améliorée : Aucune casse majeure pour les n°31 et n°40 (contrairement à la n°10).
- Points négatifs :
- Aucune victoire : Porsche (JDC-Miller) et BMW (WRT) montent sur le podium.
- Écart en course : La Whelen n°31 a manqué de puissance en relance face à la Porsche n°5, notamment dans les derniers tours.
- Abandon de la n°10 : Un nouveau coup dur pour Wayne Taylor Racing, qui peine à trouver la régularité.
6. Réactions et perspectives
- Louis Delétraz (WTR n°40, poleman) :
« On avait la voiture pour gagner. La stratégie était bonne, mais on a manqué un peu de chance. On va analyser pour Long Beach. »
- Jack Aitken (Whelen n°31, 2ème) :
« C’est frustrant de perdre comme ça. On était les plus rapides en milieu de course, mais la Porsche a été plus forte en fin de course. »
- Earl Bamber (Whelen n°31) :
« On a tout donné. La voiture était parfaite, mais Heinrich a été plus malin dans le trafic. »
Prochaine étape : Le Grand Prix de Detroit (29-30 mai 2026), où Cadillac devra confirmer, chez elle, sa compétitivité et enfin remporter une victoire en 2026.
Conclusion : Cadillac a dominé les essais et les qualifications, mais la victoire lui a échappé en course. Avec des performances au rendez-vous et une fiabilité en progrès, la marque a toutes les cartes en main pour remporter des courses avant la fin de la saison.