La carrosserie Weymann

Embleme weymann

Au salon de Paris 1921 apparaît un nouveau type de carrosserie fermée breveté par Charles T. Weymann. Elle est constituée par un revêtement de toile enduite tendue sur une carcasse en bois dont aucun élément n’est assemblé rigidement à un autre, les jonctions étant confiées à de minces plaques de métal ou à des cordes de piano. La structure peut ainsi se déformer légèrement pour suivre les mouvements du châssis sans causer de résonnances comme les caisses fermées tôlées. Bien que plus cher que les carrosseries embouties en très grande série, le système Weymann est meilleur marché que le panneautage traditionnel en acier ou en aluminium rapporté sur une structure en bois, comme cela se pratique encore couramment. Par ailleurs, la toile n’a pas à être peinte puisqu’elle est colorée dans la masse dès sa fabrication. Cette couleur est le plus souvent noire mais quelques carrossiers font réaliser des toiles grises ou marron, certaines voitures pouvant recevoir un cannage ou des motifs écossais. Les carrosseries comportent un rembourrage sous la toile, du crin pour les plus luxueuses, du feutre de coton pour les moins chères.

1928 stutz weymann

Stutz Weymann, 1928

Les carrosseries Weymann ont un tel succès qu’une filiale est fondée en Angleterre et une autre aux Etat-Unis. Weymann vend par ailleurs sa licence de fabrication à plus de cinquante carrossiers et constructeurs. La filiale américaine s’implante à Indianapolis en 1926 et produit ses carrosseries pour les constructeurs locaux, Stutz, Duesenberg, Marmon ainsi que pour Peerless. Mais faute de commandes, Weymann la liquide en 1931, peu de temps avant la maison mère en France. Seule la filiale britannique survit, mais en se réorientant vers le marché des autobus.

Publicite weymann

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